Au Cameroun, les travaux du projet « Yaoundé cœur de ville », n’ont plus démarré le 4 mars 2025 comme prévu après un premier glissement intervenu le 24 janvier 2024 manqué. D’après un communiqué du ministre de l’Habitat et du développement urbain (Minhdu), Célestine Ketcha Courtès, rendu public le 4 mars dernier, « ce report fait suite aux recommandations de la session extraordinaire du comité technique bilatéral du programme Contrat de Désendettement et Développement (C2D) tenu le 28 février 2025 en présence de l’Agence française de développement (AFD), bailleur du projet, et portant notamment sur le paiement des indemnisations prévues dans le Plan d’Action de Réinstallation (PAR) » peut-on lire.
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Le membre du gouvernement n’apporte aucune précision sur le montant des indemnisations mais des sources proches du dossier contactées par EcoMatin confient que l'enveloppe prévue à cet effet est estimée à 1 milliard de Fcfa. Le lancement de ce projet de mobilité urbaine est donc reporté une semaine après que le Maire de la Ville de Yaoundé Luc Messi Atangana a attribué l'exécution des travaux au groupe français Razel BEC et sa filiale Razel Cameroun pour un montant de 35,8 milliards de Fcfa sur une durée de 30 mois. Le coût estimatif initial avait été de 49,2 milliards de Fcfa (environ 75 millions d'euros) dont une contrepartie de 5,6 milliards de Fcfa de l’État du Cameroun. Financements destinés à couvrir ses 4 composantes à savoir : aménagements structurants, actions à impacts rapides, indemnisations et mesures d'accompagnement, ainsi que le pilotage et la maîtrise d'œuvre.
Contactées par la rédaction, des sources à l’AFD précisent que l’écart entre le but estimatif initial et l'actuel s’explique par le fait « le montant énoncé de 35,8 milliards ne correspond qu’à l’une des composantes du projet notamment celle dédiée aux aménagements structurants ».
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D’après le bailleur de fonds (AFD), Yaoundé au même titre de nombreuses métropoles d’Afrique subsaharienne, subit une croissance démographique rapide avec environ 4,3 millions d’habitants. Yaoundé Cœur de ville entend donc améliorer la mobilité urbaine assurée principalement par les taxis collectifs (40 % des déplacements) et la marche à pied (33 % des déplacements). Concrètement, le projet va s’exécuter sur 04 composantes. Les deux premières intègrent notamment : l’aménagement d’une dizaine de sites de Yaoundé parmi lesquels le carrefour Mvan, Carrefour Elig-Effa, l’aménagement de la gare routière Mokolo, le traitement de la voirie aux abords de ces carrefours, etc.
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La 3ème et 4ème composante comprennent par ordre, l’indemnisation et l’accompagnement des personnes affectées et le pilotage du projet, apprend-t-on. A en croire les prévisions de l’AFD, 430 000 usagers de transports collectifs devraient bénéficier de conditions de transport « plus efficaces à terme ». De plus, l’aménagement des gares routières offrirait aux 20 000 usagers quotidiens et aux transporteurs quotidiens des conditions d’accueil « efficaces, confortables et sûres ».








