Par un décret signé le 4 mai 2026, le président Paul Biya a officiellement prorogé le mandat des conseillers municipaux élus en février 2020 pour une période de 11 mois. « Le mandat des conseillers municipaux élus lors du scrutin du 9 février 2020 est prorogé du 1er juin 2026 au 28 février 2027 », a décidé le chef de l’État.
Cette décision constitue le deuxième report de ce scrutin, après une première extension couvrant la période du 25 février 2025 au 31 mai 2026. Elle intervient dans un contexte de réaménagement du calendrier électoral, marqué notamment par l’adoption par le Parlement — dominé par le RDPC — d’une loi prorogeant le mandat des députés jusqu’au 20 décembre 2026, texte ensuite promulgué par le président de la République.
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Dans son exposé des motifs, le gouvernement justifie ce report par la nécessité d’alléger la pression financière sur le budget de l’État, après la mobilisation de ressources importantes pour l’élection présidentielle d’octobre 2025 et les élections régionales de fin d’année. Il s’agit également de permettre à Elections Cameroon (Elecam) de disposer du temps nécessaire pour une organisation matérielle plus sereine du scrutin.
Sur le plan juridique, cette décision s’inscrit dans le cadre procédural rappelé par la doyenne d’âge de l’Assemblée nationale, Marlyse Soppo Touté, lors de l’ouverture de la première session parlementaire le 10 mars dernier. Si la prorogation du mandat des conseillers municipaux relève d’un acte réglementaire du président de la République, conformément au Code électoral, celle des députés nécessite en revanche l’adoption d’une loi par le Parlement, en vertu de l’article 15 de la Constitution.
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