Au Cameroun, les importations de bouteilles de gaz domestique seront bientôt soumises à une taxe de 12,5% de droit d’accises. C’est du moins ce qu’indique le gouvernement dans son projet de loi de Finances pour l’exercice 2026, article dixième alinéas 2. « Les bouteilles à gaz domestique vides importés sont soumises au droit d'accises ad valorem au taux réduit de 12,5% », peut-on lire.
Cette mesure traduit la volonté du gouvernement à dissuader les marketer actifs sur le marché local à utiliser des bouteilles étrangères et réduire considérablement les importations de cylindres à gaz dont le pays est fortement dépendant. Ce produit, exonéré de taxes depuis la pénurie de 2017, crée une facture moyenne de 8 milliards FCFA pour 440 000 bouteilles de gaz domestique importées chaque année, selon le Groupement des professionnels du pétrole (GPP), qui regroupe les opérateurs du secteur.
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Cette annonce est une aubaine pour les fabricants nationaux qui pourraient avoir désormais la main mise sur un marché dont le besoin était estimé à plus 500 000 bouteilles par an en 2017, par le ministère du Commerce. Depuis, la demande a augmenté en corrélation avec la consommation locale selon les déclarations de l’autorité ministérielle lors du lancement, en novembre 2021, des travaux de construction de l’usine ProGaz de la société Prometal, leader du marché du fer à béton en Afrique centrale.
Cette nouvelle mesure, si implémentée, pourrait contribuer au remplacement des vieilles bouteilles et celles hors normes (constituant 70% du total des bouteilles en circulation en 2021, MinCommerce) mais également induire une baisse substantielle du prix de la bouteille de gaz sur le marché dont la plus sollicitée, de 12 kilogrammes, coûte officiellement 6 500 FCFA.
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