La banque camerounaise CCA Bank et sa filiale d’investissement CCA Bourse interviennent aux cotés de Sicaf Capital Advisory comme co-arrangeurs et chefs de file pour la mobilisation d’une dette en monnaie locale de 62,9 milliards de FCFA destinée à financer une partie du projet de construction d’une centrale thermique à gaz de 300 MW au Port autonome de Douala. Porté par la société de projet Douala Port Power Corporation (DPPC), ce projet énergétique estimé à 628,9 milliards de FCFA, intègre également la construction d’un gazoduc reliant la ville de Kribi à la capitale économique.
Les détails relatifs à la structuration financière du projet ont été présentés ce 19 mars 2026 à Douala par les dirigeants de DPPC dans le cadre d’un roadshow. Concrètement, apprend-t-on, l’éssentiel du financement repose sur une dette internationale de 566 milliards de FCFA (90 % du coût total), actuellement en cours d’arrangement par le partenaire technique chinois China National Machinery Import & Export Corporation (CMC) auprès de la Bank of China – Johannesburg Branch, pour couvrir les équipements et infrastructures énergétiques.
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La composante locale du financement, structuré notamment par CCA Bank et CCA Bourse doit couvrir notamment les travaux de génie civil, les frais d’accès au domaine portuaire et les besoins de démarrage du projet, apprend-t-on. Cette facilité serait mise en place sous forme d’un crédit amortissable sur dix ans, assorti d’un différé de remboursement du capital de trois ans et d’un taux d’intérêt indicatif de 8 % hors taxes, avec des échéances semestrielles.
Selon les documents de structuration consultés, les flux de remboursement devraient être assurés par les revenus issus de la vente d’électricité aux opérateurs installés dans le périmètre du port, dans le cadre d’un contrat de type Build-Operate-Transfer (BOT) d’une durée de 25 ans renouvelable conclu avec le Port autonome de Douala.
Le montage contractuel prévoit que la centrale bénéficiera d’un droit exclusif de fourniture d’électricité à l’intérieur du périmètre portuaire, avec un tarif minimum ajustable dans le temps. Ce mécanisme vise à assurer des revenus stables et à rassurer les financeurs sur la rentabilité du projet. Le financement sera par ailleurs sécurisé par plusieurs garanties, notamment la mise en gage des droits d’occupation du site portuaire, des équipements de la centrale et de l’ensemble des actions de la société porteuse du projet. Les recettes générées par la vente d’électricité seront également domiciliées auprès des banques prêteuses, tandis qu’un compte de réserve sera constitué afin de garantir le remboursement régulier de la dette.
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Pour rappel, la société DPPC est détenue majoritairement par le groupe camerounais La Citadelle S.A., qui en contrôle 51 % du capital, aux côtés du partenaire chinois Chendaliy ou (Hainan) International Trade Co. Ltd, crédité de 49 %. Selon les responsables du PAD, dl’autonomie énergétique devrait améliorer la compétitivité du port et sécuriser le bon déroulement des activités logistiques, tout en renforçant son rôle de hub maritime en Afrique centrale.













