Au sortir du Conseil d’administration de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) tenu le 18 décembre dernier à Libreville au Gabon, des décisions phares ont été adoptées. Entre autres, la mise en circulation des nouvelles pièces de monnaie Beac. Initialement prévue cette fin d’année, l’injection sur le marché d’une nouvelle gamme de pièces est reportée pour 2025. En effet, l’arrivée de nouvelles pièces dans le circuit économique des 6 pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, RCA et Tchad) viendra juguler les préoccupations de menue monnaie qui se posent avec acuité dans de l’espace communautaire. L’arrivée des premières versions annoncée depuis des années a été différée pour non-respect de certaines spécifications techniques. Aussi ont-elles été rejetées et le processus de fabrication a été repris. Cette nouvelle gamme, apprend-on, se caractérisera par des innovations telles que la taille, les alliages à utiliser et les nouvelles dénominations et celle de 200 Fcfa.
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Ainsi, s’agissant de leur taille, elles seront plus volumineuses à la différence de la gamme actuellement en circulation. Certaines pièces de cette dernière, notamment 10, 5, 2 et 1 Fcfa, sont boudées dans les commerces et les taxis, créant ainsi des conflits entre usagers et commerçants. La Banque centrale, cette fois, a opté pour l’augmentation de la taille de toutes les pièces y compris celles de 25, 50, 100 et 500 Fcfa. Les anciennes pièces de monnaie garderont toutefois leur cours légal et resteront en circulation. D’après les informations d’EcoMatin, la Beac ne démonétisant pas les pièces de monnaie comme c’est le cas pour les billets.
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Le changement de pièces va également entraîner l’arrivée sur le marché d’une nouvelle dénomination : la pièce de 200 Fcfa. Sa taille se rapprochera de celle de la pièce de 50F des années 1960 et qui est encore en circulation. Autre innovation, le changement d’alliages. Ceux-ci ne seront plus séparables et leur composition sera désormais en matières moins nobles. Si les nouveaux alliages et les matières qui les composent vont présenter l’avantage d’attirer moins de trafiquants de pièces de monnaie, phénomène dont souffrent les pays de la Cemac depuis des années et qui crée la pénurie de menue monnaie sur le marché, la Beac, selon nos sources, ne s’est pas spécialement préoccupé de ce phénomène lors de la mise en fabrication de cette nouvelle gamme. Toutefois, apprend-on, la Banque centrale s’est toujours constituée partie civile dans les procès, mettant en cause des trafiquants de pièces de monnaie, souvent originaires des pays d’Asie.
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Pour arroser abondamment le marché au point de l’inonder, la Beac va effectuer une commande massive de pièces de monnaie. Pour atteindre cet objectif, elle compte mettre en place une stratégie qui va obliger les banques commerciales à prendre davantage de pièces de monnaie. Car, selon nos sources, la pénurie de pièces observée sur le marché est à la fois le fait pour les établissements de crédit et les grandes surfaces de refuser de prendre les pièces de monnaie. De fait, elles sont plus lourdes, plus difficiles à transporter en raison de leur poids. Ce qui donne un surcroît de travail aux caissières qui doivent mettre plus de temps pour les compter et les classer, à la différence des grosses coupures, plus faciles à manipuler, à classer et à transporter.









