Fin décembre 2023, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) disposait d’un stock d’or de 201 903,397 onces, soit environ 5,72 tonnes. Au 31 décembre 2024, ce stock est resté intact, mais sa valeur de marché a grimpé pour atteindre 333,89 milliards FCFA, contre 248,79 milliards FCFA un an plus tôt, soit une hausse annuelle de 34,2 %.
Cette revalorisation est essentiellement liée à l’envolée spectaculaire des cours mondiaux de l’or, qui ont suivi une trajectoire haussière tout au long de l’année. Une dynamique portée par une demande soutenue, notamment de la part des banques centrales. Face aux incertitudes économiques et géopolitiques –conflit entre la Russie et l’Ukraine, tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis – le métal précieux s’est davantage affirmé comme valeur refuge. En 2024, le prix de l’once a grimpé de 27 %, enregistrant sa meilleure performance depuis 2010.
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Pour dégager des plus-values sur son stock d’or, la BEAC réalise généralement des placements via des opérations de cession-rachat sur une partie de ses avoirs. « Ces opérations visent à externaliser une partie des plus-values latentes tout en reconstituant l’encaisse-or à l’identique, conformément à l’article 13 des statuts de la Banque », précise l’institution dans son rapport annuel. Ces placements ont généré, au cours de l’exercice 2024, un revenu de 172 millions FCFA, contre 159 millions FCFA en 2023. « Ces montants ont été directement imputés au résultat de la Banque », ajoute le document.
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Malgré cette progression, la BEAC reste encore loin derrière la BCEAO, sa jumelle au sein de l’UEMOA, qui totalisait à la même date un stock de 43 tonnes d’or, valorisé à 2 532 milliards FCFA.

