Mardi dernier 7 juillet 2026, le président de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), l’Equato-guinéen Baltasar Engongo Edjo’o a créé un Comité budgétaire chargé d’élaborer les projets de la Commission ainsi que ceux de la Communauté pour l’exercice 2027. Organisé en groupes de travail thématiques, il sera présidé par le patron de la Commission lui-même depuis son siège à Bangui en République centrafricaine.
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Le travail est reparti en huit groupes. Si cette nouvelle mission de la Commission de la Cemac vise à redonner vie à l’institution en cessation partielle et considérable d’activités depuis le 5 février 2026 du fait du non-versement entier de la Taxe communautaire d’intégration (TCI) – qui constitue sa principale source budgétaire –, il n’en demeure pas moins que le nouveau comité devra encore mobiliser un personnel interne et éventuellement externe et, par conséquent, multiplier les activités.
Outre l’élaboration du budget de la Commission, ce comité devra aussi élaborer celui de la Communauté. Notamment la rédaction des documents de cadrage budgétaire, la vérification et la validation des documents budgétaires. Il devra aussi s’atteler à élaborer le plan d’action de la Communauté, à rédiger les rapports d’exécution des budgets ainsi que la note sur la Taxe communautaire d’intégration.
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La décision du président de la Commission de la Cemac précise que le Comité se réunit autant de fois que de besoin sur convocation de son président et que, lors des travaux, le Comité peut faire appel à « toutes personnes dont il jugerait la contribution utile à l’accomplissement de sa mission ». Ce, dans un contexte de rareté financière.
Budget
En 2025, sur les 51,9 milliards de FCFA attendus, seuls 31,09 milliards de FCFA avaient été effectivement mobilisés, soit un taux de recouvrement de 59,9 %. Le Cameroun et le Gabon étant les seuls États à dépasser le minimum égalitaire, les autres pays n’ayant rien versé, affirme une source crédible. Cette situation n’étant pas la première, les impayés au siège de la Commission ont commencé à se sédimenter au point d’atteindre 263,5 milliards de FCFA au début de l’exercice budgétaire en cours.
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Les mêmes sources indiquent que, bien que le Cameroun soit un bon contributeur, ses arriérés sont aussi importants : 59,9 milliards de FCFA, soit environ 23 % du total des arriérés. Juste derrière la République centrafricaine qui cumule à 61,8 milliards de FCFA. Puis viennent le Congo avec 52,2 milliards de FCFA, le Tchad (49,1 milliards de FCFA), la Guinée équatoriale (34,1 milliards de FCFA) et le Gabon (6,1 milliards de FCFA).
La Commission connaît des tensions de trésorerie. Certes. Mais, la charge de fonctionnement du Comité budgétaire n’est pas gratuite. Elle « incombe au budget de la Commission de la Cemac », rassure son président, l’Equato-guinéen Baltasar Engongo Edjo’o.










