La loi de Finances 2025 de la République du Congo table sur des recettes pétrolières de l’ordre de 1 231 milliards de Fcfa contre 1 465 milliards visés en 2024, soit une baisse de 15,7% en glissement annuel. Cette prévision prudente des recettes pétrolières, malgré une croissance globale prévue en hausse de 3% en 2025, s’appuie sur plusieurs raisons mais plus particulièrement sur la volatilité des cours du pétrole au cours de l’année.
Selon la Société nationale des pétroles du Congo (Snpc), le 4ème trimestre de l’année 2024 a été marqué par une baisse de près de 7% du prix du brut congolais après une baisse de 6,7% au 3ème trimestre et 5,2% au second. A l’international, le prix du baril a en effet atteint une moyenne de 74, 41 dollars, en enregistrant une baisse d’environ 5,44 dollars par baril par rapport à la même période en 2023. A propos du comportement des bruts congolais, ils se sont échangés avec des différentiels se situant entre -3, 500 et 5, 380 dollars par baril. Il s’agit de Djeno mélange -3, 500 et 1,800 dollar par baril ; Nkossa blend 0,000 et -2,390 dollars par baril ; Yombo 5, 380 et 2, 950 dollars par baril.
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La Snpc explique cette diminution par le recul de la demande mondiale notamment en Chine, ainsi que par des tensions géopolitiques persistantes, notamment au Moyen-Orient et en Ukraine, et l’accroissement des opérations de productions au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique latine. Afin d’amortir cette baisse, Brazzaville a mis en place des projets d’exploitation avec pour objectif d’optimiser la production. « Nous mettons tout en œuvre pour développer des projets structurants qui renforcent non seulement nos capacités de production, mais aussi les revenus de l’Etat », a indiqué Macaire Batchi, directeur de cabinet du ministre des Hydrocarbures, lors de la réunion des prix de la Snpc le 10 janvier dernier.
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C’est dans ce sens que le Congo lancera un cycle de licences pour des blocs d’exploration pétroliers et gaziers à ciel ouvert lors du prochain Forum sur l’énergie et l’investissement au Congo (Ceif), qui se tiendra les 25 et 26 mars à Brazzaville. Celui-ci réunira des investisseurs internationaux et des parties prenantes locales et explorera les derniers projets de conversion du gaz en électricité. Toutefois, en dépit de la volatilité des marchés internationaux, le gouvernement congolais veut se concentrer sur l’avancement de grands projets tels que Congo LNG sur le permis Marine XII et le programme de monétisation du gaz de Banko Kayo.









