Ethiopis Tafara, Vice-président de la Société Financière Internationale (SFI) pour l'Afrique, annoncé à Douala, les 19 et 20 janvier 2026, selon un communiqué de la Banque mondiale parvenu à la rédaction d’EcoMatin. Le point d'orgue de ce séjour dans la capitale économique camerounaise sera le lancement officiel du premier Bureau d’Information sur le Crédit en Afrique centrale (CICA). Pour l’institution de Bretton Woods, il s'agit d'une « avancée majeure destinée à améliorer l’accès au financement pour les entreprises et les ménages, et à renforcer le fonctionnement du secteur financier dans la région CEMAC ».
En effet, en centralisant les données sur la solvabilité des emprunteurs, le CICA vise à réduire l'asymétrie d'information, l'un des principaux freins à l'octroi de crédits bancaires dans la zone CEMAC. Ce dispositif va permettre aux banques de mieux évaluer les risques et, à terme, de proposer des conditions de prêt plus attractives pour les porteurs de projets.
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L’émissaire de l’IFC engagera des échanges directs avec les acteurs clés de l'écosystème économique camerounais. Il s'agira des discussions avec des responsables publics sur les réformes nécessaires pour améliorer le climat des investissements, des échanges avec des dirigeants d'entreprises et d'institutions financières sur les priorités stratégiques de croissance ainsi que des sessions ciblées avec de jeunes entrepreneurs pour explorer les mécanismes de soutien à l'innovation et à la création d'emplois.
Un portefeuille de 169 milliards de FCFA au Cameroun
Souligons qu'Ethiopis Tafara supervise les opérations d'investissement et de conseil dans une région où l'IFC revendique un portefeuille global de 17 milliards de dollars. L’IFC, bras séculier du groupe pour le secteur privé, est solidement ancrée dans le paysage national. Avec un portefeuille de 169 milliards de FCFA au Cameroun en mars 2025, l'institution prévoit une montée en puissance avec l'injection de 300 milliards FCFA supplémentaires d'investissements d'ici 2027.
En novembre 2025, elle avait déjà exprimé sa volonté d’intensifier ses partenariats avec les banques camerounaises, dans le cadre d’un programme de renforcement des capacités destiné aux associations bancaires de la zone CEMAC. La SFI propose dès lors, une "offre intégrée sur des thématiques clés telles que l’affacturage, l’agri-finance, le financement des chaînes logistiques, des énergies renouvelables, des mini-réseaux et la gestion des risques climatiques", indiquait la représentante régionale de l’IFC, Charlotte Ndaw Sako.
Avant ses fonctions actuelles, Ethiopis Tafara a officié comme vice-président et directeur des risques, des affaires juridiques, de la durabilité et des partenariats à l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). Au sein de cette institution du Groupe de la Banque mondiale, il a joué un rôle clé dans la sécurisation des investissements directs étrangers dans les pays émergents. De nationalité américaine et d'origine éthiopienne, il dispose d'un bagage académique et professionnel issu des institutions les plus prestigieuses des États-Unis.
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Titulaire d'un Juris Doctor du Georgetown University Law Center et d'un Bachelor of Arts (AB) de l'Université de Princeton. Il a dirigé le Bureau des affaires internationales à la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme boursier américain. En 2019, son expertise a été de nouveau sollicitée par sa nomination en tant que gouverneur public au conseil des gouverneurs de la FINRA (Financial Industry Regulatory Authority),etc.



