Le gouvernement camerounais prévoit de lancer en 2028, pour une durée de deux ans, la quatrième phase des travaux d'extension du backbone national de transmission par fibre optique. Cette nouvelle étape du projet vise à renforcer le maillage du territoire et les capacités de transit des données, afin d'accélérer la transformation numérique de l'économie et de consolider l'intégration numérique au sein de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac).
Lire aussi : Cameroun : un prêt chinois de 108 milliards FCFA pour étendre le réseau national de fibre optique
Cette quatrième phase sera financée à hauteur de 108 milliards de FCFA (près de 195 millions de dollars). En mars dernier, le président de la République a donné son accord pour la signature d'un accord de prêt avec l'Export-Import Bank of China destiné à financer ce projet. Cette composante s'inscrit dans le cadre du programme de backbone national lancé il y a une quinzaine d'années, dont les trois premières phases ont permis de déployer près de 10 000 km de fibre optique.
Lire aussi : Cameroun : Camtel a gagné 34 milliards FCFA grâce à la fibre optique en 2024, en hausse de 17%
Soulignons tout de même que réseau national de fibre optique fait face à de nombreux défis. A titre d’exemple, un récent rapport de l’Association mondiale du haut débit (WBBA) classe le Cameroun 93ème sur 93 pays évalués dans le cadre du « Fiber Development Index Analysis 2024 ». De plus, à en croire le rapport à mi-parcours de mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement (SND30), le linéaire de fibre optique a évolué de 23 000 km en 2020 à 24 000 km en 2025. Cependant cette évolution reste inférieure à l’objectif fixé qui est d’un minimum de 25 000 Km. Il en ressort donc un gap de 1000 km.
Pour rappel, le linéaire de fibre optique a évolué de 23 000 Km en 2020 à 24 000 km en 2025. Cependant cette évolution reste inférieure à l’objectif fixé qui est d’un minimum de 25 000 Km. Il en ressort donc un gap minimal de 1000 km. Le taux de pénétration d’internet, prévu à 70% en 2025, s’est limité à 65% après 52%en 2020 avec 16% de la population camerounaises, d’utilisateurs des médias sociaux et 26,6 millions de connexions mobiles au cours de la période sous revue. A contrario, Indice de développement des TIC a atteint 5 sur un objectif de 4,5, la fracture numérique, 35% conforme à la norme qui doit être inférieur à 50%.
Lire aussi : Déplacement des réseaux : dialogue de sourds entre Camtel, le Mintp et le Minhdu








