Dans son rapport du deuxième trimestre publié fin juillet, la junior minière australienne Genmin Ltd révèle que deux de ses permis d'exploration dans le nord du Gabon sont toujours bloqués au ministère des Mines, en attente d'un renouvellement. « Au 30 juin 2026, les permis d'exploration de Bitam (G9-590) et de Ntem (G9-485) n'avaient pas été prolongés ou renouvelés respectivement. Le Code minier prévoit que les permis en attente de renouvellement restent valides jusqu'à ce qu'une décision soit notifiée par le ministère des Mines et des Ressources géologiques. La Société continue de dialoguer avec le ministère », déclare l'entreprise dans son rapport.
Ces deux zones de recherche de minerai de fer couvrent au total 2 618,8 km² : le permis Bitam (1 463,0 km²), détenu par la filiale Azingo Gabon S.A, et le permis Ntem (1 155,8 km²), opéré par Afrique Resources S.A, autre filiale du groupe. La société ne précise pas depuis quand ce non-renouvellement dure, mais cet ensemble représente 58,6 % de son portefeuille d'exploration au Gabon, dont la surface totale atteint 4 468,5 km². À titre comparatif, cette superficie en attente de renouvellement est presque cinq fois supérieure à celle du permis d'exploitation du projet fer de Baniaka (548,5 km²). Durant le deuxième trimestre 2026, l'entreprise n'a mené aucune campagne de prospection sur Bitam et Ntem, les ressources techniques et d'ingénierie ayant été allouées au développement de Baniaka.
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Ce blocage administratif gèle les investissements d'exploration dans la zone, à un moment où la trésorerie de l'entreprise est déjà sous tension. Au 30 juin 2026, les liquidités de l'entreprise ne s'élevaient plus qu'à 91 000 dollars américains, contre 4,77 millions trois mois plus tôt. La société explique que cette baisse résulte de décaissements d'exploitation de 3,20 millions de dollars et d'investissements de 41 000 dollars sur la période. Une situation qui a contraint la société à recourir à une nouvelle levée de fonds auprès de ses administrateurs, début juillet, pour financer son fonds de roulement.
Ce dossier administratif s'inscrit dans un calendrier serré imposé par l'État gabonais sur l'ensemble des actifs de l'entreprise. Les autorités exigent la mise en production commerciale du gisement principal de Baniaka avant la fin de l'année 2026, avec un risque de retrait du titre d'exploitation en cas de non-respect de ce délai. Toutefois, le bouclage financier de ce projet demeure incertain avant la fin du troisième trimestre 2026. Pour tenir cette échéance, la société dit vouloir concentrer ses efforts sur quatre priorités : finaliser l'avenant à l'étude de préfaisabilité (PFS) de Baniaka, poursuivre les discussions sur l'accord portuaire et ferroviaire, avancer sur le financement stratégique du projet, et gérer ses ressources financières avec rigueur.
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