La junior minière australienne Genmin Limited a annoncé avoir obtenu un financement relais de 3 millions de dollars australiens (environ 1,2 milliard de FCFA) sous forme de prêts non garantis consentis par deux de ses administrateurs. Ces fonds serviront à financer son besoin en fonds de roulement, le temps de finaliser les accords ferroviaires et portuaires indispensables au développement du projet de fer de Baniaka, dans le Haut-Ogooué, dont les ressources à haute teneur sont estimées à deux milliards de tonnes.
« Ces facilités offrent à la société une flexibilité financière supplémentaire pendant que nous finalisons l'addendum à l'étude de préfaisabilité de Baniaka […] et que nous obtenons le financement nécessaire au développement d'une première exploitation de 5 millions de tonnes par an », a déclaré le directeur général de Genmin, Andrew Taplin.
Les fonds proviennent de deux accords distincts. Le premier, d'un montant de 500 000 dollars australiens, a été accordé par une entité liée au président exécutif de Genmin, Greg Lilleyman. Le second, de 2,5 millions de dollars australiens, émane d'une structure affiliée à l'administrateur non exécutif John Hodder. Selon la société, ces prêts portent un intérêt annuel de 12 %, capitalisé chaque trimestre lorsqu'il n'est pas réglé en numéraire. Ils prévoient également une pénalité supplémentaire de 2 % par mois sur les montants impayés.
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Cette levée de fonds intervient alors que Libreville accentue la pression sur les compagnies minières en exigeant un démarrage effectif des travaux avant le 31 décembre 2026, sous peine de retrait des permis. Titulaire du permis d'exploitation de Baniaka depuis janvier 2024, Genmin affirme disposer de l'ensemble des autorisations réglementaires nécessaires. La société a notamment obtenu son certificat de conformité environnementale et signé une convention minière de 20 ans avec l'État gabonais, ouvrant la voie à la construction de ce qui pourrait devenir la première mine commerciale de minerai de fer du pays.
Pour respecter ce calendrier, Genmin prévoit de lancer une première phase de production de 5 millions de tonnes par an, avant d'augmenter progressivement sa capacité à au moins 10 millions de tonnes annuelles. En parallèle, la société poursuit la mise à jour de son étude de préfaisabilité (PFS), tout en discutant avec des investisseurs stratégiques et les autorités gabonaises afin de finaliser le financement du projet. Outre Baniaka, Genmin détient également quatre permis d'exploration couvrant 4 469 km² sur le projet voisin de Bakoumba.
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