L’hémorragie des recettes extérieures de Malabo se confirme. Selon les dernières données de l’Institut national de la statistique (INEGE), l’excédent commercial du pays s’est contracté pour la deuxième année consécutive, s'établissant à 1 815 milliards FCFA contre 3 000,7 milliards FCFA l'exercice précédent. Ce décrochage de 39,5% est le symptôme direct d'une industrie extractive en perte de vitesse, prise en étau entre des volumes d'exportation déclinants et une instabilité persistante des prix sur l'échiquier international.
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« La baisse des exportations des hydrocarbures en 2024 poursuit la tendance observée en 2023, dans un contexte de baisse des prix internationaux des hydrocarbures et de diminution des volumes d'exportation, ce qui a pesé sur la valeur des exportations de pétrole et de gaz », explique le rapport. En 2024, la valeur des exportations équatoguinéenes a diminué de 28,2 %, passant de 3 846,6 milliards FCFA en 2023 à 2 760,1 milliards FCFA.
Les combustibles minéraux, les huiles minérales et leurs produits de distillation, les matériaux bitumineux (principalement le pétrole et le gaz) constituent à eux seuls 86,5% des recettes, soit 2 387 milliards FCFA pour 35 066,2 tonnes de produits vendus sur le marché international. Ces ventes ont reculé de 1 009,3 milliards FCFA en recettes par rapport à fin 2023, du fait de l’instabilité du prix du brut équatoguinéen passé de 80,8 dollars/baril à 78,7 dollars/baril en 2023, puis 72,3 dollars/baril en 2024, soit une baisse de 8,5 dollars en 3 ans.
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Du reste, la Guinée équatoriale exporte les produits chimiques organiques (120 milliards FCFA), les instruments et appareils d’optiques (62,5 milliards FCFA), le bois et dérivés (26,3 milliards FCFA) et les terres rares (9,5 milliards FCFA) entre autres. Cette configuration de exportations dominées par les hydrocarbures souligne la forte dépendance du secteur extérieur aux hydrocarbures et aux activités directement liées à l'industrie pétrolière, révélant les limites de son modèle économique.
Importations en hausse
Côté importations, la tendance reste contrastée. La Guinée équatoriale demeure un importateur net de produits industriels, de biens manufacturés et de produits alimentaires. Dans ce contexte, les importations ont progressé de 11,7 % en 2024, passant de 845,8 milliards FCFA en 2023 à 945 milliards FCFA en 2024. Cette hausse est adossée liée à l’augmentation du volume des importations de machines et d’équipements associés au secteur pétrolier (+44%). Ce poste de dépenses a couté 126,8 milliards FCFA en 2024. Cependant, par rapport à l’année précédente, le rythme de croissance des importations s’est modéré, conformément au ralentissement économique observé en 2024 (-5,5%, FMI).








