En 2025, la masse salariale de la Guinée Équatoriale a atteint 246,2 milliards FCFA, en hausse de 5 milliards FCFA (+2,1 %) par rapport à l'exercice précédent. Selon l’Institut national de la statistique (Inege), ces dépenses absorbent désormais 86,8 % des recettes fiscalo-douanières du pays, lesquelles s'élèvent à 283,5 milliards FCFA. Si ce ratio marque une amélioration par rapport à 2024, où les salaires consommaient 91,7 % des revenus hors pétrole, la pression sur le Trésor public reste critique : le taux de soutenabilité de Malabo demeure largement au-dessus du seuil de 35 % prescrit par les critères de convergence de la CEMAC.
Bien que l'Institut national de la statistique ne précise pas les causes exactes de cette dérive salariale, les données institutionnelles révèlent une structure étatique particulièrement pléthorique. Le sommet de l'État se caractérise par une architecture administrative dense : la Présidence de la République dispose de 23 secrétaires généraux, 38 directeurs et 5 chargés de missions, tandis que la Vice-présidence s'appuie sur 13 cadres, et la Primature sur 19 responsables.
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Le gouvernement lui-même affiche un effectif composé de 24 ministres, 14 ministres délégués, 21 vice-ministres et 23 secrétaires d’État, portant le nombre de hauts commis à environ 400. Cette tendance à l'inflation des effectifs est confirmée par les résultats du quatrième recensement des fonctionnaires de novembre 2025. Selon des données rapportées par Africa Press, les effectifs de la Fonction publique équatoguinéene auraient évolué pour atteindre 19 586 agents recensés, auxquels s'ajoutent 2 247 fonctionnaires non répertoriés mais percevant les salaires.
La masse salariale continue de croître alors que les leviers budgétaires s'essoufflent : les recettes non pétrolières ne progressent que très lentement (7,9 %, pour atteindre 283,5 milliards FCFA en 2025), tandis que les revenus pétroliers, véritable poumon de l'économie, ont chuté drastiquement, passant de 1 123,6 milliards FCFA en 2024 à seulement 929,5 milliards FCFA en 2025. Cette situation réduit la capacité d'investissement pouvant mener. A titre d’exemple ; les dépenses d’investissement ont chuté à 397, 5 milliards FCFA par rapport à 451,4 milliards FCFA en 2024.
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