Au quatrième trimestre 2025, l’activité économique en Guinée équatoriale a reculé de 9,6 % par rapport à la même période en 2024 où elle affichait une croissance de 1,9 %, d’après les Comptes nationaux trimestriels publiés ce 9 avril par l’Institut national de statistique (INEGE). Cette contreperformance s’explique principalement par la forte contraction du secteur pétrolier. Selon le rapport, le PIB pétrolier a chuté de 22,2 % sur la période, tiré par une baisse marquée de la production. « Le volume de pétrole brut a diminué de 24,8 %, passant de 5,3 millions de barils au quatrième trimestre 2024 à 4,0 millions un an plus tard », renseigne le rapport.
Dans le même temps, la production de gaz et de condensat a également reculé, s’établissant à 1,5 million de barils contre 1,9 million un an plus tôt, soit une baisse de 19,3 %. Cette contraction s’est répercutée sur l’ensemble de la chaîne pétrolière. L’activité de raffinage des produits pétroliers a aussi enregistré un recul de 24,0 %, sous l’effet des contreperformances du propane (-28,4 %), du butane (-21,5 %) et du gaz naturel liquéfié (-28,5 %).
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Ainsi, selon les données de l’INEGE, la baisse de l’activité pétrolière a fortement affecté les principaux secteurs productifs. Le secteur primaire, dominé par les activités extractives, a reculé de 18,3 %, tandis que le secteur secondaire s’est contracté de 16,8 %, en lien avec la chute du raffinage et le repli des industries agroalimentaires (-2,2 %) ainsi que de la construction (-4,2 %). Dans ce contexte, la contribution du secteur primaire au PIB s’est réduite à 17,1 %, contre 23,1 % un an auparavant, traduisant l’impact du recul de la production d’hydrocarbures sur la structure de l’économie.
Le non-pétrolier limite la casse
À l’inverse, le PIB hors pétrole a progressé de 0,9 %, porté par la bonne tenue de certaines activités. Le secteur tertiaire affiche ainsi une légère croissance de 0,2 %, soutenue notamment par le commerce (+8,3 %), les transports et communications (+2,7 %), ainsi que les activités d’électricité, d’eau et de gaz (+23,1 %). L’agriculture contribue également à cette dynamique, avec une hausse de 2,6 %. Toutefois, ces performances restent insuffisantes pour compenser le choc enregistré dans le secteur pétrolier.
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Par ailleurs, certaines branches continuent de se contracter, notamment l’hôtellerie-restauration (-5,8 %), illustrant la fragilité persistante de la demande intérieure. La structure du PIB confirme la prédominance croissante du secteur tertiaire, qui représente désormais 60,9 % de l’économie, contre 51,9 % un an plus tôt. Le secteur secondaire, quant à lui, recule à 20,9 %, tandis que le primaire poursuit son repli.



