En 2023, la Chine a sensiblement renforcé ses achats de pétrole camerounais, pour un montant de 134,1 milliards FCFA, contre 99,7 milliards en 2022, selon les derniers rapports ITIE. L’essentiel de cette évolution tient à la hausse des volumes exportés : Pékin est passé de 1,8 million à 2,81 millions de barils en un an, soit près d’un million de barils supplémentaires. Cette poussée lui permet de gagner deux rangs dans la hiérarchie des acheteurs du brut camerounais et d’entrer dans le Top 3, derrière les Pays-Bas et l’Inde. « En 2023, les principaux clients du pétrole camerounais ont été les Pays-Bas (38,57 %), l'Inde (12,9 %) et la Chine (12,36 %) », précise le rapport ITIE.
Cette recomposition du classement s’explique par une double dynamique. D’un côté, la montée en puissance de la demande chinoise, qui s’inscrit dans une stratégie d’approvisionnement diversifiée et soutenue par le raffermissement des importations asiatiques.
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De l’autre, un recul notable de certains clients traditionnels : l’Italie, qui a importé 1,75 million de barils en 2023 contre 2,62 millions en 2022, voit ses volumes chuter de 870 000 barils, et ses achats baisser de 158,8 à 90,3 milliards FCFA. L’Espagne, troisième client en 2022 avec 2,93 millions de barils (11,6 %), disparaît totalement du Top 10 en 2023. Pendant ce temps, les Pays-Bas renforcent leur position dominante avec 8,78 millions de barils absorbés (38,57 % des exportations, soit 422,1 milliards FCFA), un niveau proche de celui de 2022 (9,17 millions de barils, 36,33 %).
Cette redistribution des flux commerciaux modifie l’équilibre des débouchés du brut camerounais et renforce la dépendance à quelques marchés à forte intensité de raffinage, en particulier les hubs néerlandais et indiens.
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