Le groupe pétrolier norvégien Panoro Energy prévoit de maintenir en 2026 un programme d’investissements d’environ 55 millions de dollars (33,5 milliards FCFA) en Afrique centrale et du Nord afin de porter sa production à 20 000 barils par jour (b/j) d’ici 2027, a indiqué la société lors de la présentation de ses résultats trimestriels. Coté à Oslo et présent dans l’offshore au Gabon, en Equatorial Guinea et en Tunisia, le groupe a enregistré une production d’environ 15 000 b/j au premier trimestre 2026.
« Nous sommes en route vers les 20 000 barils de pétrole par jour net pour Panoro en 2027 », a déclaré le directeur des opérations, Eric d’Argentré, lors d’un échange avec les investisseurs le 21 mai. La société n’a pas détaillé la répartition géographique exacte de cette enveloppe d’investissement. L’Afrique centrale reste toutefois au cœur de sa stratégie de croissance, le Gabon et la Guinée équatoriale représentant près de 90 % de sa production, hors Tunisie.
En Guinée équatoriale, où Panoro détient des intérêts sur le bloc G, le groupe et l’opérateur Trident Energy prévoient des travaux de maintenance sous-marine sur le champ Ceiba afin de résoudre des défaillances de pompes. Un retour à des niveaux de production normaux est attendu au premier semestre 2027. Les partenaires visent à terme une remontée de la production du complexe Ceiba-Okume à 30 000 b/j grâce à une amélioration du taux de récupération des réserves. Sur le bloc EG-23, Panoro étudie également un développement accéléré de la découverte gazière et condensat d’Estrella.
Au Gabon, la campagne de forage MaBoMo Phase II, prévue durant l’été, doit permettre de ramener la production du permis Dussafu, opéré par BW Energy, à sa capacité nominale de 40 000 b/j d’ici l’été 2027. Le partenariat travaille également sur le développement de la découverte de Bourdon ainsi que sur l’interprétation des données sismiques 3D du bloc Guduma, en vue d’un éventuel puits d’exploration à l’horizon 2029.
En Tunisie, Panoro n’envisage pas de nouveau projet majeur et concentre ses efforts sur le maintien de la production des actifs TPS au-dessus de 3 000 b/j. Le groupe, qui dispose d’une base de réserves récupérables estimée à 84 millions de barils, affirme par ailleurs bénéficier du rebond des cours du pétrole lié aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Panoro indique avoir vendu ses premières cargaisons du deuxième trimestre à un prix moyen de 114 dollars le baril. À fin mars 2026, sa trésorerie totale atteignait 218 millions de dollars.
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