Le commerce extérieur connaît une mutation au Cameroun depuis le 1er juillet 2025. En effet, selon une note que vient de publier le ministre délégué des Finances, Yaouba Abdoulaye, désormais, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est désormais appliquée aux frais d’inspection de certaines marchandises. « Conformément aux dispositions de l'article 149 quinquies du Code Général des Impôts, la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) sera dorénavant applicable aux frais d'inspection et de contrôle payés via la plateforme du Guichet unique du commerce extérieur (GUCE) », écrit le membre du gouvernement.
Il précise que, seront impactés par cette mesure, « la taxe sur la vérification à l’importation, la taxe de vérification à l’exportation, les frais de contrôle et d’identification des véhicules importés au Cameroun ainsi que les tarifs des prestataires de contrôle phytosanitaire ». Yaouba Abdoulaye ajoute que, cette mesure, prévue par la loi de finances pour l'exercice 2025, n'impactera pas les procédures actuellement mises en œuvre au niveau du GUCE et que la plateforme dudit Guichet permettra de liquider automatiquement la TVA sur les opérations.
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En effet, depuis le 1er juillet 2025, les importateurs de véhicules d’occasion au Cameroun doivent s’acquitter d’une nouvelle redevance baptisée « taxe sur la vérification à l’importation », d’un montant forfaitaire de 29 813 FCFA, TVA incluse, par véhicule. Ce qui signifie que pour tout véhicule importé qui arrive au port de Douala par exemple, il faut y appliquer une nouvelle taxe d’environ 30 000 FCFA au titre de « taxe de vérification ». Cette mesure impose désormais la TVA qui couvre à la fois l’examen technique effectué par la Société Générale de Surveillance (SGS) et le contrôle d’identification exigé à l’entrée sur le territoire.
A en croire le Minfi, cette taxe vise à renforcer les contrôles douaniers, améliorer la traçabilité des véhicules usagés et accroître les recettes fiscales. Cependant, l’application de cette nouvelle TVA suscite déjà des inquiétudes chez les importateurs et même les consommateurs. Ces derniers redoutent une hausse des coûts des véhicules et des produits phytosanitaires.
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