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Industrie: ces trois secteurs qui se démarquent

Avec une production mensuelle de 18 000 tonnes d’huiles végétales raffinées et de 33 000 tonnes de savons, la filière des oléagineux, qui totalise à elle seule plus de 630 milliards Fcfa d’investissements, affiche de solides capacités à côté des industries du ciment et de la volaille.

Dressant un état des lieux non exhaustif de l’évolution de l’industrie camerounaise au cours des dernières années, le ministre du Commerce a relevé lors du dernier conseil de cabinet, que la situation dans notre pays est contrastée. « Avec d’un côté des filières, peu nombreuses hélas, de référence et de l’autre, celles qui se cherchent ». En premier, le secteur des oléagineux affiche de solides capacités grâce à une capacité installée conséquente, en dépit de l’insuffisance de la matière première qu’est l’huile de palme brute. Elle enregistre une production de 18 000 tonnes / mois, pour une consommation domestique de seulement 15 000 tonnes. Il en est de même pour le savon, dont la production s’élève à 33 000 tonnes/mois, pour une demande nationale mensuelle de 15 000 tonnes. L’excédent de production, pour les deux produits, est exporté vers le reste du marché de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) et même vers le Soudan. Cette filière à fort  potentiel de croissance et à forte valeur ajoutée, qui a investi à ce jour un peu plus de 630 milliards Fcfa et emploie en direct près de 60.000 salariés, montre véritablement la voie à suivre, selon le gouvernement.

Toutefois, elle subit régulièrement les contrecoups des importations massives des huiles sur le marché local et même de la contrebande. La filière ciment sort également du lot. Jusqu’à la crise de 2008, le Cameroun ne produisait qu’environ 1,1 million de tonnes de ciment par an. Depuis 2010, avec la création de nouvelles cimenteries, la capacité installée est passée à un peu plus  de 4 millions de tonnes, couvrant ainsi l’intégralité des besoins du marché national, le surplus étant, au même titre que pour les huiles raffinées et le savon, exporté vers les marchés de la sous-région, voire au–delà. Le gouvernement indique que cette tendance va aller crescendo, avec la construction en cours de deux nouvelles unités à Nomayos, à la lisière de Yaoundé. « Dans cette filière, non seulement l’offre s’est accrue, mais également la qualité des produits offerts s’est diversifiée, pour le plus grand bonheur des utilisateurs. Il reste bien sûr que notre pays demeure importateur de la matière première qu’est le clinker », note le Mincommerce Luc Magloire Mbarga Atangana.

En troisième position, il y a le secteur de la volaille qui se remet de la crise qui l’a secoué entre 2016 et 2017. Dans le domaine de l’élevage industriel, cette filière demeure la mieux structurée du pays depuis la crise de 2006. Elle avait réussi, grâce à une meilleure organisation et surtout à un important appui du gouvernement, à passer d’une production annuelle d’environ 15 millions de poulets en 2006 contre 45 millions en 2013. Pour l’année 2016, l’objectif du secteur était de produire 50 millions de poulets. Celui-ci n’avait pas pu être atteint à cause de la grippe aviaire. Entre 2011 et 2016, la volaille a d’ailleurs représenté 34,38% de la production totale de viande au Cameroun.

La Rédaction EcoMatin

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