Face à la recrudescence des actes de piraterie maritime dans le golfe de Guinée, la Guinée Équatoriale a décidé de renforcer sa sécurité maritime. Dans cette optique, elle s’est tournée vers la société américaine Space X, spécialisée dans le domaine de l’aérospatial. Selon les informations de NBS Maritime (une entreprise maritime de premier plan, spécialisée dans l'avitaillement de navires et les communications par satellite mobiles), des navires de commerce, de patrouille et de surveillance spécialisés du pays ont récemment été équipés d’installation et configuration du réseau Starlink, un système de communication par satellite de pointe qui fournit un accès Internet haut débit dans le monde entier avec une faible latence et une grande fiabilité. Bien que les autorités équato-guinéennes n'aient pas encore fait d'annonce officielle, la Guinée équatoriale se positionne comme le deuxième pays de la Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) à adopter la technologie Starlink, suivant ainsi le Tchad. Pendant ce temps, le Cameroun, selon les déclarations gouvernementales, examine attentivement le potentiel de cette solution.
Cette initiative s'inscrit dans un contexte de coopération croissante entre les États-Unis et les pays d'Afrique de l'Ouest et centrale en matière de sécurité maritime. Le coût global des travaux ainsi que le nombre de navires qui ont bénéficié de ce nouveau système n’ont pas été dévoilés par l’entreprise adjudicataire. Mais l’objectif reste clair, « il s’agit d’une assistance technique garantissant une connectivité transparente pour nos clients. », révèle un responsable de NBS Communications.
De manière concrète, la migration de la Guinée Équatoriale vers le système internet par satellite survient au moment où le pays renforce ses relations économiques. En effet, les autorités ont récemment annoncé l’ouverture des ports de Bata et Ebibeyin pour faciliter le transit des marchandises du Tchad sur son territoire, notamment les produits pétroliers et les matériaux de construction. L’accord signé en décembre dernier entre les deux pays, d’une durée initiale de cinq ans renouvelables, devrait permettre de renforcer les échanges commerciaux. La présence d'une surveillance renforcée, grâce à des patrouilles navales et aériennes, aura un effet dissuasif sur les activités illégales, contribuant à rendre les eaux territoriales de la Guinée équatoriale plus sûres.
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Rappelons que la piraterie maritime fait perdre chaque année 2 milliards USD (environ 1 262,4 milliards de Fcfa) aux pays du golfe de Guinée (qui s’étend de la Côte d’Ivoire à l’Angola en passant par la Guinée Équatoriale, le Gabon, le Congo et le Cameroun), selon une estimation de l'Organisation maritime internationale. Ces pertes sont dues notamment aux coûts liés aux rançons, aux assurances, aux pertes de marchandises, ainsi qu'aux perturbations du commerce maritime. D’après le récent rapport du ministère français des armées, publié le 5 février dernier, les actes de piraterie ont rebondi dans le monde en 2024 et 6 actes ont été recensés dans cette région.








