Le Trésor public congolais a procédé à dix opérations de titrisation pour un montant total de 75,28 milliards FCFA sur le marché des titres publics (MTP) de la CEMAC en janvier 2026, selon un rapport récent de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Concrètement, Brazzaville a transformé une partie de ses dettes intérieures en titres négociables, sous forme d’Obligations du Trésor assimilables (OTA), avec des maturités comprises entre deux et sept ans. Cette opération permet de convertir des créances détenues par des opérateurs économiques en instruments financiers pouvant être échangés sur le marché.
Le recours à ce mécanisme intervient dans un contexte où plusieurs États de la région font face à des tensions récurrentes de trésorerie, souvent à l’origine d’une accumulation d’arriérés de paiement vis-à-vis des fournisseurs et entreprises locales. Pour les créanciers, cette transformation des créances en titres financiers offre la possibilité d’être remboursés dans des conditions encadrées par le marché, tout en conservant la faculté de revendre ces titres sur le marché secondaire en cas de besoin de liquidité.
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La BEAC ne fournit toutefois pas d’éléments permettant d’évaluer précisément l’impact de ces opérations sur le profil global d’endettement des États de la région.
Selon l’agence de notation Fitch Ratings, la dette publique du Congo suit une trajectoire baissière, soutenue par des excédents budgétaires primaires importants. L’agence estime que le ratio d’endettement pourrait atteindre environ 87 % du PIB en 2025, un niveau encore supérieur à la médiane des pays comparables, mais appelé à diminuer progressivement jusqu’en 2027. Cette estimation inclut toutefois près de 13 % d’arriérés envers le secteur privé.











