Le gouvernement tchadien projette une montée significative des investissements pour l’année 2026. Selon le projet de loi de finances actuellement examiné au parlement, les dépenses d’investissements atteindront 1 045 milliards FCFA, contre 997 milliards FCFA en 2025. Les ressources intérieures devraient financer 491 milliards FCFA, soit une progression de 11,6%, tandis que les financements sur ressources extérieures sont estimés à 554 milliards FCFA, contre 537 milliards FCFA l’an dernier. Cette augmentation traduit la priorité accordée par N’Djamena au renforcement des infrastructures et au développement du capital humain, conformément aux ambitions du Plan National de Développement Tchad Connexion 2030.
Le PND 2030, qui mobilise près de 30 milliards de dollars, soit environ 18 000 milliards FCFA, regroupe 268 projets et réformes stratégiques destinés à structurer l’économie tchadienne. Il vise à stimuler les secteurs clés que sont les infrastructures, les services sociaux de base, le développement industriel et économique ainsi que l’amélioration de l’environnement des affaires. Parmi les projets les plus emblématiques figurent la finalisation de centrales solaires, hybrides et thermiques sur l’ensemble du territoire, la troisième connexion internationale via le Niger, reliant N’Djamena à la frontière sur 509 km, et le développement des axes routiers nationaux et secondaires ainsi que des pistes rurales. Le programme prévoit également une accélération des infrastructures scolaires dans les provinces les moins dotées, afin de réduire les disparités territoriales.
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Si le projet de loi de finances 2026 définit la portée des projets annoncés, le financement de ces ambitions reste un défi majeur pour l’Etat. N’Djamena anticipe en effet un déficit budgétaire de 275 milliards FCFA. Pour le gouvernement, ce déficit ne représente qu'une partie de l'équation financière. Il est jugé « insuffisant pour assurer l’équilibre financier » du Projet de Loi de Finances 2026, car les besoins de financement globaux sont nettement supérieurs, s'élevant à 359 milliards FCFA. Ces besoins financiers supplémentaires estimés à 359 milliards FCFA incluent plusieurs postes pour la santé financière de l'État.










