En marge des réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), à Washington DC, le ministre tchadien de l’Eau et de l’Énergie, Passalé Kanabé Marcelin, a signé, le 16 avril, un protocole d’accord avec la société américaine Zanbur Energy, basée au Texas. Conclu sous le modèle Build Operate Transfer (BOT), l’accord prévoit le financement, le développement et la construction d’infrastructures photovoltaïques avant leur transfert à l’État.
« Ce partenariat prévoit le financement, le développement et la construction de systèmes photovoltaïques de production et de stockage, incluant des unités de 2,5 MWc avec 10 MWh de batterie, et de 200 MWc avec 800 MWh. S’y ajoutent des lignes de transport, des postes électriques, ainsi qu’un centre de formation, d’exploitation et de maintenance », précise un communiqué officiel.
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L’accord s’inscrit dans le prolongement des échanges engagés lors du Plan national de développement (PND) présenté à Abu Dhabi en novembre dernier. À cette occasion, le consul honoraire du Tchad à New York, Mahamat Yacoub Azalo, avait introduit Zanbur Energy auprès du président Mahamat Idriss Déby Itno, qui avait instruit le gouvernement de concrétiser le projet. Les 200 MWc seront déployés sous forme de petites unités réparties dans plusieurs villes du pays, précise le gouvernement.
L’initiative s’intègre au programme « Tchad Connexion 2030 », évalué à 1,1 milliard de dollars (environ 671,5 milliards FCFA), visant à porter le taux d’accès à l’électricité à 60 % au niveau national et à 90 % dans les chefs-lieux de province, contre 11 % en 2022. Le plan prévoit également l’ajout de 866 MW de capacité installée, dont 520 MW solaires, ainsi qu’une hausse de la part des énergies renouvelables entre 20 % et 30 % du mix énergétique, contre 9 % en 2024.
Cet engagement intervient alors que la capacité installée du Tchad a atteint 300 MW en mars, à la faveur de la mise en service de nouvelles centrales solaires. Le pays accélère parallèlement ses projets miniers pour porter la contribution du secteur au PIB à 5 % d’ici 2030, contre 1 % à 2 % actuellement. Malgré ces avancées, le Tchad reste l’un des systèmes électriques les moins développés de la CEMAC, avec un taux d’accès à l’électricité inférieur à 7 %.
Positionnée sur les fermes solaires à grande échelle et les solutions hybrides solaire-stockage aux États-Unis, avec plus de 150 projets développés, Zanbur Energy pourrait signer son entrée en CEMAC sur un segment déjà investi par des acteurs comme le chinois Huawei.








