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Coronavirus: les billets de banque et pièces de monnaie vecteurs de la pandémie ?

Publiée mercredi 25 mars 2020 à 20:54:22Modifiée jeudi 2 mai 2024 à 18:10:13Temps de lecture 8 minPar EcoMatin

billet de banque
Fait partie du dossier: Coronavirus

De nombreuses informations, parfois contradictoires sont émises par diverses sources sur le Covid-19, des sources les plus crédibles au plus douteuses. Mal­gré la crédibilité des sources, certaines informations restent contradictoires, notamment dans leur interprétation autant par des spécialistes que dans les mé­dias. Des précisions sur le bon usage des masques de protection ont par exemple fait accroire que le port du masque était une forme préventive de protection. Qu’en est-il des billets de banque et des pièces de monnaie abondamment utilisées dans les principaux centres urbains du Cameroun comme ailleurs en Afrique subsa­hariennes à l’occasion d’achats dans les marchés, de payement du transport dans les taxis, les autobus ?

Les chercheurs, virologues, ont établis que le virus avait pour milieu de vie les gouttelettes de secrétions buccales, nasales, oculaires d’un sujet contaminé ou malade. Ces véhicules, les goutte­lettes, chargées en milliards de virus, peuvent transpor­ter par contact direct ou indirect, généralement par les mains, des charges virales d’une surface ou matière au corps humain. Des surfaces et matières que peuvent être les pièces de monnaie et les billets de banque.

Voici ce qu’en dit Christian Drosten, le virologue ber­linois à l’origine d’un des premiers tests de dépistage du coronavirus dès janvier : «l’idée du virus collé à la pièce est à oublier» car il s’agit d’un virus envelop­pé qui est «extrêmement sensible» au dessèchement (CheckNews/Libération). Un mot est important ici à relever : « assèchement ». Les goutellettes chargée de virus, au contact de la chaleur, sont susceptibles de « s’assécher », ce qui ramène la question sur l’influence de l’ensoleillement continu sur des véhicules du Co­vid19 exposés à l’air libre.

Selon une note d’information diffusée par le ministère de la santé français le 7 mars, « le risque d’être infecté par le Covid19 en touchant des pièces de monnaie, bil­lets de banque ou cartes de crédit, est très faible. La meilleure protection consiste à se nettoyer fréquem­ment les mains avec un produit hydro-alcoolique ou à l’eau et au savon. »

Le site CheckNews de Libération a également posé la question à des virologues outre-Atlantique, des profes­seurs en virologie de l’université Rockefeller de New York, Charles Rice et Paul Bieniasz. Ils se sont eux voulu plus prudents que leurs confrères européens. « Personne ne peut dire qu’il n’y a aucun risque », explique Paul Bieniasz, qui prend en considération l’aspect social du paiement : « Quand vous utilisez de l’argent, vous interagissez forcément avec une autre personne. Cette situation crée la possibilité d’une transmission par l’autre personne. C’est pour ça qu’on conseille aux gens de se laver les mains et de limiter les interactions sociales ».

Selon une étude de chercheurs américain publiée dans le New England Journal of Medecine (NEJM), le HCoV-19 (virus du Covid19) garde sa charge vi­rale sur le cuivre, un métal, 4 heures de temps. Sur l’acier, cette durée de vie va jusqu’à 72 heures, soit l’équivalent de…trois jours. Or, les pièces de monnaie sont faites de métaux : aluminium, fer, cuivre, argent, bronze, acier.

Quant au papier carton, selon l’étude de chercheurs américains, le virus peut y vivre pendant 24 heures. Un billet de banque est fabriqué à base cellulose d’origine végétale (bois, coton). Les billets de banque sont bien évidemment recouverts des vernis de post-impression pour les rendre plus résistants aux liquides et aux ma­nipulations. Les billets de banques restent donc à mi-chemin dans leur texture entre du papier et une surface synthétique comme du plastique.

Même si dans la vie courante, les pièces de monnaie ou les billets de banque ne sont pas imbibées en géné­ral de gouttelettes de liquides, cette hypothèse n’est pas à exclure ni à minimiser dans le contexte camerou­nais ou des pays subsahariens. Les attitudes et gestes barrières restent donc importants, notamment le net­toyage régulier des mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydro-alcoolique. Dans d’autres pays, notamment en Chine, les autorités ont pris le partie de désinfecter aux rayons ultraviolets et des fortes tem­pératures les billets de banque en circulation (Yuan). En Corée du Sud, des billets de banque ont été retiré de la circulation pendant deux semaines. Au-delà des évidences scientifiques donc, le principe de précaution est finalement une question de bon sens.

De nombreuses informations, parfois contradictoires sont émises par diverses sources sur le Covid-19, des sources les plus crédibles au plus douteuses. Mal­gré la crédibilité des sources, certaines informations restent contradictoires, notamment dans leur interprétation autant par des spécialistes que dans les mé­dias. Des précisions sur le bon usage des masques de protection ont par exemple fait accroire que le port du masque était une forme préventive de protection. Qu’en est-il des billets de banque et des pièces de monnaie abondamment utilisées dans les principaux centres urbains du Cameroun comme ailleurs en Afrique subsa­hariennes à l’occasion d’achats dans les marchés, de payement du transport dans les taxis, les autobus ?

Les chercheurs, virologues, ont établis que le virus avait pour milieu de vie les gouttelettes de secrétions buccales, nasales, oculaires d’un sujet contaminé ou malade. Ces véhicules, les goutte­lettes, chargées en milliards de virus, peuvent transpor­ter par contact direct ou indirect, généralement par les mains, des charges virales d’une surface ou matière au corps humain. Des surfaces et matières que peuvent être les pièces de monnaie et les billets de banque.

Voici ce qu’en dit Christian Drosten, le virologue ber­linois à l’origine d’un des premiers tests de dépistage du coronavirus dès janvier : «l’idée du virus collé à la pièce est à oublier» car il s’agit d’un virus envelop­pé qui est «extrêmement sensible» au dessèchement (CheckNews/Libération). Un mot est important ici à relever : « assèchement ». Les goutellettes chargée de virus, au contact de la chaleur, sont susceptibles de « s’assécher », ce qui ramène la question sur l’influence de l’ensoleillement continu sur des véhicules du Co­vid19 exposés à l’air libre.

Selon une note d’information diffusée par le ministère de la santé français le 7 mars, « le risque d’être infecté par le Covid19 en touchant des pièces de monnaie, bil­lets de banque ou cartes de crédit, est très faible. La meilleure protection consiste à se nettoyer fréquem­ment les mains avec un produit hydro-alcoolique ou à l’eau et au savon. »

Le site CheckNews de Libération a également posé la question à des virologues outre-Atlantique, des profes­seurs en virologie de l’université Rockefeller de New York, Charles Rice et Paul Bieniasz. Ils se sont eux voulu plus prudents que leurs confrères européens. « Personne ne peut dire qu’il n’y a aucun risque », explique Paul Bieniasz, qui prend en considération l’aspect social du paiement : « Quand vous utilisez de l’argent, vous interagissez forcément avec une autre personne. Cette situation crée la possibilité d’une transmission par l’autre personne. C’est pour ça qu’on conseille aux gens de se laver les mains et de limiter les interactions sociales ».

Selon une étude de chercheurs américain publiée dans le New England Journal of Medecine (NEJM), le HCoV-19 (virus du Covid19) garde sa charge vi­rale sur le cuivre, un métal, 4 heures de temps. Sur l’acier, cette durée de vie va jusqu’à 72 heures, soit l’équivalent de…trois jours. Or, les pièces de monnaie sont faites de métaux : aluminium, fer, cuivre, argent, bronze, acier.

Quant au papier carton, selon l’étude de chercheurs américains, le virus peut y vivre pendant 24 heures. Un billet de banque est fabriqué à base cellulose d’origine végétale (bois, coton). Les billets de banque sont bien évidemment recouverts des vernis de post-impression pour les rendre plus résistants aux liquides et aux ma­nipulations. Les billets de banques restent donc à mi-chemin dans leur texture entre du papier et une surface synthétique comme du plastique.

Même si dans la vie courante, les pièces de monnaie ou les billets de banque ne sont pas imbibées en géné­ral de gouttelettes de liquides, cette hypothèse n’est pas à exclure ni à minimiser dans le contexte camerou­nais ou des pays subsahariens. Les attitudes et gestes barrières restent donc importants, notamment le net­toyage régulier des mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydro-alcoolique. Dans d’autres pays, notamment en Chine, les autorités ont pris le partie de désinfecter aux rayons ultraviolets et des fortes tem­pératures les billets de banque en circulation (Yuan). En Corée du Sud, des billets de banque ont été retiré de la circulation pendant deux semaines. Au-delà des évidences scientifiques donc, le principe de précaution est finalement une question de bon sens.

Source : Homedia

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