visa-2026-08-01
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Je me connecte
Magazine
    Bientôt disponible...
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Politiques PubliquesEecomembre

Loi de finance 2024 : le gouvernement table sur un budget 6 740,1 milliards de Fcfa

Il a connu une augmentation de 13,2 milliards de Fcfa en valeur absolue et de 0,2% en valeur relative. Le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, rassure quant à la capacité du gouvernement à tenir ses engagements.

Publiée vendredi 1 décembre 2023 à 09:36:38Modifiée vendredi 3 mai 2024 à 11:06:23Temps de lecture 8 minPar EcoMatin

Le ministre des Finances Louis Paul Motaze
Fait partie du dossier: Session Parlementaire De Novembre 2023

Le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, était à l’Assemblée nationale hier, 30 novembre 2023. Arrivé bien avant 19 heures, c’est autour de 22h30 qu’il a quitté l’hémicycle. Il y était dans le cadre de la présentation du Programme économique, financier et culturel du gouvernement pour l’année 2024.

En effet, au-delà, le premier détail qui saute à l’œil dans l’exposé des motifs de la loi des finances 2024 soumis à l’examen des parlementaires le 30 novembre 2023, ce sont les coupes budgétaires réalisées sur un certain nombre de chapitres et de lignes. Si l’enveloppe s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 6740,1 milliards de Fcfa au titre de l’exercice 2024, contre 6726,9 milliards en 2023 selon la loi des finances rectificative, reste que nombre de postes de dépenses ont été réduits.

Lire aussi : Cameroun : le FMI redoute un risque sur la viabilité du budget en 2024

Au-delà des recettes pétrolières qui connaissent une baisse de plus de 32 milliards en raison de la baisse des cours du baril, les comptes d’affectation spéciale subissent une coupe record de plus de 23 milliards de Fcfa à plus de 60 milliards de Fcfa contre 84,4 milliards de Fcfa dans l’ordonnance rectificative 2023. Dans le détail, le Fonds pour le financement de la reconstruction des zones reconnues économiquement sinistrées des régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, fixé à 29,131 milliards de Fcfa en 2023, passe à 30 milliards de Fcfa en 2024, tandis que les autres comptes plafonnent à 30,6 milliards de Fcfa.

Quant aux recettes du budget général, elles s’établissent à 5190 milliards de Fcfa, en hausse de plus de 409 milliards de Fcfa. Pour couvrir la baisse des recettes pétrolières, le gouvernement annonce un effort de mobilisation de ressources internes additionnelles.

La structure des dépenses globales qui s’établissent à 5227,3 milliards de Fcfa, est composée de : 1428,3 milliards de salaires contre 1256 milliards de Fcfa suivant la Loi de finances rectificative 2023 ; 1003,3 milliards de Fcfa de dépenses en biens et services, en baisse de 33 milliards de Fcfa ; 1472 milliards de Fcfa de dépenses en capital, en progression de plus de milliards de Fcfa ; 1003,4 milliards de Fcfa consacrés aux transferts et subventions contre 935,6 milliards de Fcfa, soit une évolution de plus de 67 milliards de Fcfa.

Lire aussi : Avec un  budget de moins de 2 milliards par an, la Conac milite pour plus de ressources pour lutter efficacement contre la corruption

Entre les ressources et les emplois, il y a cependant un gap de 125 milliards de Fcfa à combler, en baisse de plus de 100 milliards de Fcfa. De plus, le gouvernement devra également faire face aux charges de financement et de trésorerie de plus de 1128 milliards de Fcfa ou encore aux restes à payer de 220 milliards de Fcfa dus aux fournisseurs de l’Etat. En gros, les besoins de financement du budget de l’exercice 2024 se chiffrent à 1577,7 milliards de Fcfa en 2024 contre 1950 milliards de Fcfa dans la loi des finances rectificative.

La couverture de ces besoins passera par la mobilisation de 907 milliards de Fcfa sur les prêts-projets ; 375 milliards de Fcfa d’émissions de titres publics ; 139 milliards de Fcfa de tirés auprès des banques locales, plus de 151 milliards d’appuis budgétaires et un financement de 4,2 milliards de la banque islamique de développement.

Des projets à réaliser

Il en ressort donc clairement que l’Etat veut continuer à doter le pays des infrastructures à travers les différents ministères sectoriels. Les priorités sont innombrables.

Au niveau des travaux publics par exemple, le gouvernement envisage la livraison d’au moins 600 km de nouvelles routes bitumées. La livraison des travaux de construction de plusieurs ouvrages d’art est prévue l’année prochaine à savoir : le pont sur le Logone (620 mètres linéaires) ; le Pont de Pallar (70 mètres linéaires). Par ailleurs, le gouvernement projette d’assurer l’entretien de 504 Km de routes bitumées. Dans la même veine, 2 561 Km de routes en terre feront l’objet d’un entretien. Au nombre des autres projets routiers dont le démarrage des travaux est envisagé en 2024, on peut citer : la voie expresse Lolabé (Port de Kribi) – Campo : 39 Km ; Bangem-Nguti, Guidjiba-Taparé : 57 Km ; dédoublement Entrée Nord de la ville de Yaoundé : 22 Km ; Mampang-Angossas : 30 Km ; Ngoura-Ndélé-Gari Gombo – Yokadouma ; Batouri-Yokadouma-Moloundou : 173 Km.

Lire aussi : Parlement : l’exécution du budget 2022 au scanner

Dans le secteur de l’Education de Base l’objectif sera de poursuivre la politique de réhabilitation, d’édification et d’équipement des infrastructures scolaires. Il est en outre envisagé le recrutement de 3.000 nouveaux enseignants ainsi que la distribution gratuite de 2, 5 millions de manuels scolaires essentiels et de 2 mille 400 kits scolaires aux jeunes filles. Dans le domaine de la Santé Publique, il sera question de continuer dans la mise en œuvre de la Couverture Santé Universelle (CSU), avec comme point d’attention la prise en charge des pathologies touchant particulièrement les femmes enceintes et les enfants de moins de 05 ans. De même, il faudra étendre le Chèque santé dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Par ailleurs, le relèvement des plateaux techniques des différentes formations sanitaires va se poursuivre.

En matière de commerce, les activités à mener par le gouvernement porteront, notamment, sur : la facilitation de l’intégration de nos biens et services dans les chaînes de valeurs internationales ; l’intensification des activités concourant à la maîtrise de l’inflation, par le biais notamment de la poursuite de l’assainissement et de la modernisation des circuits de distribution des denrées alimentaires ; la promotion des produits « made in Cameroon », en collaboration avec le secteur privé, des vitrines d’exposition et de commercialisation. Concernant les Petites et Moyennes Entreprises, l’Economie Sociale et l’Artisanat, le gouvernement va s’investir dans la promotion d’un meilleur accès des PME locales à la commande publique et la mise en œuvre d’une politique nationale de la sous-traitance centrée sur la préférence nationale.

Lire aussi : Cameroun : les grandes innovations du budget 2024

Dans le secteur agro-pastoral en général, il sera question d’impulser la politique d’import-substitution. Le défi à relever est celui de la réduction de la dépendance de notre pays aux importations des produits agroalimentaires et halieutiques, qui grèvent notre balance commerciale, en dépit des potentialités existantes localement. A cet effet, le gouvernement entend se mobiliser davantage pour produire localement, à grande échelle, certaines denrées alimentaires, telles que : le maïs, le blé, le riz, le poisson, l’huile de palme, le sucre et bien d’autres. Ils constituent les aliments de base des ménages. Le Premier ministre a saisi l’occasion pour inviter les camerounais à adopter des habitudes alimentaires moins extraverties, et à se retourner vers la consommation des produits du terroir, disponibles sur nos marchés. Des projets dans les secteurs de l’eau et de l’énergie sont également.

A LIRE AUSSI

  • Budget 2024 : le Cameroun table sur un taux de croissance économique de 4,3%
  • Budget : comment le Cameroun compte mobiliser 5 495 milliards pour financer les investissements publics entre 2024 et 2026

Par Simon Pierre MBARGA et Amina MALLOUM

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Session Parlementaire De Novembre 2023
  • Loi de finance 2024 : le gouvernement table sur un budget 6 740,1 milliards de Fcfa
projetJoseph Dion Nguteloi de FinancesPMEsBudget 2024Archive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

EpremiumArticle imagePolitiques PubliquesCameroun : les salaires attendus enfin sous la barre des 35 % des recettes fiscales à l’horizon 2028Le gouvernement table sur un ratio salaires/recettes fiscales de 33,3 % en 2028, sous le seuil communautaire dans un contexte où la fiscalité reste structurellement faible selon la BAD. il y a 5 heuresEpremiumArticle imagePolitiques PubliquesCameroun : la BAD juge 50 % des dépenses d’investissements publics inefficacesSelon la Banque africaine de développement, la moitié des dépenses d'investissement public au Cameroun ne se traduit pas en infrastructures réellement utiles, compromettant ainsi les objectifs de développement.il y a 6 heuresArticle imagePolitiques PubliquesCameroun : le chiffre d'affaires de la MAGZI rebondit à 3,079 milliards de FCFA en 2025 (+18,4 %) Réuni en session ordinaire, 30 juillet 2026, le Conseil d’administration de la Mission d’aménagement et de gestion des zones Industrielles (Magzi) a validé des comptes en nette amélioration, portés par un recouvrement plus efficace des redevances locatives auprès des industriels.il y a 1 jourArticle imagePolitiques PubliquesCameroun : le gouvernement recherche 386,1 milliards FCFA pour améliorer l’emploi jeuneLe gouvernement camerounais a présenté à Yaoundé sa Politique nationale de la jeunesse 2025-2035, estimée à 386,1 milliards FCFA pour répondre au défi de l'insertion professionnelle dans un marché du travail dominé à 86,7 % par l'informel.il y a 2 joursArticle imagePolitiques PubliquesGabon : l'État mobilise 51 milliards FCFA pour réduire sa dette envers les entreprisesLe président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a annoncé le déblocage de 51 milliards FCFA de dette intérieure au profit des entreprises des filières Forêt-Bois et minière, fragilisées par le ralentissement de la demande internationale.il y a 2 joursArticle imagePolitiques PubliquesArtisanat : le Cameroun veut s'inspirer du modèle ivoirien pour booster sa contribution au PIBAlors que l'artisanat ne contribue qu'à environ 5 % du PIB camerounais, le ministre Achille Bassilikin III souhaite s'inspirer du modèle ivoirien, où ce secteur rapporte quatre fois plus, à l’économie et emploie près de 4 millions de personnes. il y a 2 jours

Articles similaires

Article imageBusiness et EntreprisesQui sont les 5 investisseurs camerounais en passe de racheter SosucamLe géant sucrier camerounais pourrait bientôt passer sous pavillon local. Somdia a signé un accord en vue de céder sa participation de 82 % dans SOSUCAM à un consortium composé de cinq investisseurs camerounais. Qui sont ces potentiels repreneurs, quelles sont leurs ambitions et quels défis les attendent à la tête du premier opérateur sucrier du pays ?il y a 7 heuresArticle imagePolitiques PubliquesTchad : les grandes lignes du budget 2027Le président tchadien veut rompre avec les budgets de reconduction. Dans sa lettre de cadrage adressée au gouvernement, Mahamat Idriss Déby fixe un cap ambitieux : 7,3 % de croissance, ouverture de nouveaux secteurs au privé, transformation locale des matières premières et digitalisation de l'État. Une stratégie destinée à faire du budget 2027 un instrument de réformes plutôt qu'un simple exercice comptable.il y a 1 semaineArticle imagePolitiques PubliquesCameroun : le recensement de la population prolongé une 2ᵉ fois après une couverture inférieure à 60 %Retards de paiement des agents recenseurs, abandons de poste, performances insuffisantes dans plusieurs départements... Le recensement général de la population au Cameroun accumule les difficultés, contraignant le gouvernement à reporter une nouvelle fois son échéance, désormais fixée au 15 septembre.​il y a 1 semaine
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1Cameroun : après les matériaux de construction, Bernabé se lance dans le marché des véhicules à deux rouesil y a 2 jours2Zone CEMAC : le nouveau système de paiement de la BEAC perturbe les opérations bancairesil y a 1 jour3Cameroun : le chinois CFHEC décroche un marché de 43,8 milliards FCFA sur la route Edéa-Kribiil y a 2 jours4Pagop Noupoué, Nkontchou, Noutchougouin… : un consortium camerounais signe un accord avec Somdia pour racheter Sosucamil y a 10 heures5Cameroun : après Mbe et Bibemi, Oriole Resources découvre de nouvelles zones aurifères dans le Nordil y a 1 jour6Qui sont les 5 investisseurs camerounais en passe de racheter Sosucamil y a 7 heures7Tchad : N'Djamena ouvre son ciel à trois compagnies aériennes égyptiennesil y a 6 jours8Cameroun : Canyon Resources s'oppose à l'offre de rachat de son actionnaire majoritaire sur le projet bauxite de Minim-Martapil y a 2 jours9Cameroun : Société Générale a empoché 9,4 milliards FCFA de dividendes avant de céder sa filialeil y a 6 jours10Mœurs : l'ambassadeur de France en Centrafrique au cœur d'un scandale sexuelil y a 1 jour
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.