elite_capital-15-09-2026
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Politiques PubliquesEecomembre

Offres d’emplois : le Cameroun en panne de main d’œuvre qualifiée

Techniciens, ouvriers qualifiés et manœuvre ont la cote à la bourse de l’emploi. Favoris, les jeunes camerounais sont desservis par une formation en déphasage avec les réalités locales. Moins de 20% des effectifs dans l’enseignement secondaire suivent une formation technique ou professionnelle contre moins de 10% dans le supérieur.

Publiée mercredi 5 mai 2021 à 18:19:00Modifiée mercredi 5 mai 2021 à 18:19:09Temps de lecture 5 minPar Philipe NSOA

Le manque d’ingénieurs
Le manque d’ingénieurs et d’ouvriers qualifiés contraste avec l’ambition d'émergence.

Selon les prévisionnistes du gouvernement, la croissance économique devrait s’établir à 3,1% en 2021, contre -2,6% en 2020, sous l’hypothèse d’une maîtrise de la pandémie de la Covid-19, d’une reprise progressive de l’activité économique et d’une légère remontée du cours du pétrole à 37,87 dollars le baril. Cette embellie devrait s’accompagner d’une création de nombreux emplois ; au moins 500 000, selon le gouvernement. De quoi donner le sourire aux milliers de chercheurs d’emplois qui peuplent les quatre coins du pays. Même s’il n’est pas certain que toutes les offres d’emplois trouvent preneurs, faute d’une main d’œuvre technique et qualifiée.

L’Observatoire national de l’emploi et de la formation professionnelle (Onefop) souligne que l’analyse des offres d’emplois montre que le secteur moderne de l’économie camerounais nécessite davantage des techniciens, ouvriers qualifiés et manœuvre (Agent d’exécution) (45%). Ceci pour booster l’agriculture industrielle et d’exportation, rendre dynamique l’activité sylvicole, mettre en œuvre les grands projets d’infrastructures énergétiques et routiers du pays.

Lire aussi : Création d’emplois : les crises étouffent 219 000 espoirs d’emplois en 2020

En effet, l’enseignement technique et professionnel qui permet de se doter de compétences utilisables immédiatement sur le marché du travail représente autour de 20% des effectifs du cycle secondaire (21,82% en 2019). Mais, la formation technique professionnelle n’est pas en étroite adéquation avec les besoins du marché du travail. Les établissements d’enseignement professionnel se concentrent sur quelques filières telles que le bâtiment (environ 25% du total des effectifs), au détriment d’autres secteurs importants de l’économie comme le tourisme (3% des effectifs) et l’agriculture (moins de 1%).

Même au niveau de l’enseignement supérieur, la répartition des étudiants par discipline laisse supposer un décalage par rapport aux besoins de l’économie camerounaise. Exception faite des écoles normales, les filières stratégiques ne représentent que 5% des effectifs (cycle d’ingénieur) et 2% (études médicales) alors que le gros des effectifs se concentre dans les filières «Economie et gestion» (26%), «Droit» (24%), «Sciences» (22%), «Sciences humaines» (20%).

Apprentissage

Conscient de cette situation, le gouvernement a opté pour la multiplication des projets à haute intensité de main d’œuvre, la promotion de la transformation locale des produits agricoles et de l’élevage et l’appui aux PME. Objectif: améliorer l’employabilité des jeunes à travers l’accroissement de l’offre de formation technique et professionnelle en cohérence avec les réalités locales.

Lire aussi : Marché du travail : le secteur informel, premier employeur au moins jusqu’en 2020

Ainsi, il est envisagé l’achèvement des travaux de construction et d’équipement des Centres de Formation aux Métiers non agricoles à Bandjoun, Ndop, Ebebda, Maroua, Ngaoundéré et Bertoua ; de construire des Centres de Formation Professionnelle Sectoriels en Maintenance Industrielle, Transport et Logistique à Edéa, ainsi qu’en Agroalimentaire à Douala; de mettre en service le Centre de Formation aux Métiers de Nanga-Eboko ; de développer le Centre de Formation Professionnelle Rapide des Métiers Industriels de Pitoa.

Selon l’annuaire statistique de l’emploi et la formation professionnelle 2020, 52 792 apprenants étaient inscrits dans les 1477 centres de de formation professionnelle autorisés. Des effectifs qui montrent que la formation professionnelle n’est pas encore très répandue au Cameroun. Ainsi, l’apprentissage, qui permet de fournir efficacement une formation véritablement adaptée aux besoins du secteur privé, ne se fait jusqu’à présent que de manière informelle, en l’absence d’un cadre juridique permettant aux entreprises de nouer des partenariats avec des centres de formation. En conséquence, la plupart des jeunes ne reçoivent pas de formation professionnelle et, le cas échéant, celle-ci se fait essentiellement en cours d’emploi.

Lire aussi : Cameroun : 270 000 emplois perdus en 2020 à cause de la Covid-19

La prédominance de relations d’apprentissage informelles, a amené le gouvernement à adopter un document de stratégie de la formation professionnelle qui s’articule autour du Plan décennal de développement de la formation professionnelle pour la période 2014- 2024. Ce plan a pour but de mettre sur pied un système d’apprentissage plus efficace, qui permettra à terme, de se rapprocher de l’objectif de 200 000 ingénieurs et techniciens formés par an et prêtes à l’emploi; alors que la formation professionnelle classique, n’offre actuellement que moins de 50 000 places à l’échelle nationale.

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Politiques Publiques
  • Offres d’emplois : le Cameroun en panne de main d’œuvre qualifiée
Archive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

Une vue du centre-ville de YaoundéPolitiques PubliquesCameroun : l’État récupère 6 milliards FCFA dans les affaires de corruption, mais leur gestion interrogeLa Conac, chargée de lutter contre la corruption au Cameroun, souhaite désormais la mise en place d’un organisme chargé de suivre l’utilisation des sommes récupérées et de veiller à ce qu’elles servent à financer des projets de développement.il y a 1 jourMinfopraRPolitiques PubliquesCameroun : le nettoyage du fichier solde de l'État de nouveau repoussé après huit ansMalgré plusieurs milliers de radiations et l’entrée en service de l’application Aigles, le Cameroun peine à achever l’identification et l’exclusion des agents publics qui continuent de percevoir un salaire sans y avoir droit.il y a 1 jourEpremiumWhatsApp Image 2026-10-14 at 13.08.55Politiques PubliquesLa France et le Tchad structurent leur coopération de défense «sur des bases renouvelées»La France et le Tchad ont signé mardi à Paris une déclaration d’intention pour relancer leur coopération de défense, deux ans après la rupture de l’accord militaire par N’Djamena.il y a 1 jourEpremiumWhatsApp Image 2026-10-13 at 18.00.32Politiques PubliquesCameroun : pourquoi l’État presse les communes d’apurer leurs impayés Dès 2027, le Cameroun veut accélérer la résorption de ses arriérés intérieurs et demande aux collectivités territoriales décentralisées de solder en priorité leurs restes à payer. Une exigence qui intervient alors que les quotas d’allocations des ressources peinent à être respectés.il y a 1 jourEpremiumFRANCE-EGUINEA-DIPLOMACY-CORRUPTION-JUSTICE-ESTATEPolitiques PubliquesBiens mal acquis : avenue Foch, la vente qui fâche la Guinée EquatorialeLa mise en vente de l’hôtel particulier confisqué à Teodorin Obiang, dans le très chic XVIe arrondissement de Paris, ravive les tensions entre la France et la Guinée équatoriale. Malabo envisage des représailles, tandis que des diplomates refusent toujours de quitter les lieux malgré une décision d’expulsion.il y a 1 jourRoutes-CamerounPolitiques PubliquesLe Cameroun obtient un prêt 139,2 milliards FCFA de la BID pour réhabiliter la route Douala - BafoussamAprès deux années de négociation, le Cameroun vient d’obtenir un financement de la Banque islamique de développement pour améliorer la circulation entre le Littoral à l’Ouest du pays. il y a 1 jour
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1CEMAC : les pièces de monnaie émises entre 1958 et 1985 perdront leur cours légal dès le 1er novembre 2026il y a 6 jours2Hydroélectricité : la BAD et la BDEAC s'engagent dans le projet Minkouma, estimé à 584 milliards FCFAil y a 2 jours3Gabon : l’État place une société agricole sous administration provisoire après l’échec de sa dissolutionil y a 5 jours4Youssoufa Bouba : le banquier de l’ombre qui fait briller Afrilandil y a 1 semaine5Cameroun : les grandes multinationales bientôt obligées d'ouvrir 20 % de leur capital à la BVMAC ?il y a 2 jours6Remaniement ministériel au Gabon : les sortants, les promus et les rescapés d'Oligui Nguemail y a 3 jours7Carburants : pourquoi la BEAC pousse les pays de la CEMAC vers la raffinerie Dangoteil y a 2 jours8Cameroun : l'État relance, 12 ans après, le projet de complexe industriel agroalimentaire à Kaélé pour 23 milliards FCFAil y a 1 semaine9Gabon : qui est Olivier Mouckocko, l'ancien cadre d'Eramet nommé ministre de l'Eau et de l'Énergie ?il y a 2 jours10Congo : le chômage frappe 40 % des jeunes actifs, le plus haut taux d'Afrique centraleil y a 5 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.