La reprise des actifs d’Assala Energy Gabon, filiale de l’américain Carlyle Group par l’Etat gabonais en février dernier, a permis à Gabon Oil Company, de mettre la main sur une production de 50 000 barils de pétrole quotidiens, soit 1,5 million de barils par mois. Ce qui représente une production annuelle de 18 millions de barils. Cette capacité de production, associée aux 20 000 barils que la société publique enregistre déjà par an, va propulser ses revenus annuels à un niveau inespéré. En attendant, l’opération de rachat encore en cours, sera bouclée selon des sources introduites dans les milieux pétroliers gabonais au mois de septembre prochain.
En plus des actifs d’Assala Energy, le pays a également repris les actifs la compagnie chinoise Addax Petroleum Oil & Gabon, filiale locale de la société chinoise Sinopec. Le permis Dinonga-Irondu, situé à 100 kilomètres de Port-Gentil, la capitale pétrolière du Gabon, attribué à l’opérateur chinois en 2014 en contrat d’exploitation et de partage de production pour une période de 10 ans n’a pas été renouvelé en mars dernier. Celui-ci est tombé dans l’escarcelle de Gabon Oil Company qui, au passage hérite d’un potentiel de 200 000 de barils de pétrole par mois.
Le passage sous pavillon gabonais de ces deux enseignes pétrolières permet à la compagnie nationale Gabon Oil Company, de bénéficier d’une capacité de production annuelle cumulée de plus de 20 millions de barils de pétrole brut dès l’année prochaine. Et si le prix du baril devait rester stable sur la durée, soit 80 dollars actuellement, le pays pourrait enregistrer des revenus avoisinant 1,6 milliard de dollars (environ 960 milliards de Fcfa), en plus des autres recettes pétrolières attendues des compagnies opérant dans le pays.
Les droits sur le puits Mboumba, au large de Port-Gentil, cédés par Perenco à Gabon Oil Company n’ont pas été communiqués. Mais ces acquisitions vont conforter la position du pays dans sa stratégie de reconquête de sa souveraineté pétrolière.









