Le 9 octobre 2025 au Gabon, le ministre du Pétrole et du Gaz, Sosthène Nguema Nguema, et l’administrateur directeur général de la Gabon Oil Company (GOC), Marcellin Simba Ngabi, ont signé à Libreville un contrat d’exploration et de partage de production (CEPP) pour le bloc Dinonga-Irondou, situé dans le bassin côtier, au sud-est de Port-Gentil. Selon le communiqué officiel, cette signature « marque la volonté du gouvernement de replacer la valeur nationale au centre de l’industrie pétrolière », en cohérence avec la vision du président Brice Clotaire Oligui Nguema.
Ce partenariat vise à relancer la production des champs matures de Tsiengui et Obangué, jadis opérés par Addax Petroleum, filiale du groupe chinois Sinopec, dont les actifs ont été repris par l’État après la résiliation du contrat en 2023. Ces champs affichaient une production moyenne d’environ 10 000 barils par jour au pic de leur exploitation, avant un déclin marqué à partir de 2019. La GOC, bras séculier de l’État, prévoit d’y injecter de nouveaux investissements pour moderniser les installations, améliorer le taux de récupération et accroître la production onshore, tout en créant des emplois locaux.
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Cette initiative s’inscrit dans un contexte de recul continu de la production nationale, tombée de 233 000 barils/jour en juin 2025 à 228 000 barils/jour en juillet (- 5000b/j), selon les données de l’OPEP. Face à ce déclin, Libreville mise sur une stratégie de reconquête énergétique : reprise d’actifs des compagnies étrangères (Tullow Oil, Assala Energy), renforcement du rôle de la GOC, et promotion de 72 % de son domaine maritime encore sous-exploité pour attirer de nouveaux investisseurs. Dans ce cadre, ExxonMobil a annoncé son retour au Gabon, tandis que TotalEnergies prépare une relance des explorations offshore.
La cession des actifs d’Addax à la GOC symbolise cette dynamique de nationalisation maîtrisée, où l’État reprend progressivement le contrôle de son patrimoine pétrolier tout en maintenant un cadre légal attractif. « Ce partenariat ouvre une nouvelle phase de souveraineté énergétique, où le Gabon produit pour lui-même et par lui-même », a souligné Marcellin Simba Ngabi.
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Rappelons que le bloc Dinonga-Irondou fut attribué à Addax en 2004, avant son acquisition par Sinopec en 2009. Après plusieurs années de déclin et des différends contractuels, l’État gabonais a repris officiellement la main en 2023. Avec la signature du nouveau CEPP, la GOC ambitionne de redonner vie à ces gisements, tout en consolidant la position du Gabon comme acteur souverain d’une industrie pétrolière en transition.
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