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Port de Douala : le quai du parc à bois de Negri en vitrine lors de la visite du Secrétaire général de la Présidence

Lors de la visite des infrastructures du Port autonome de Douala le 15 mars 2025, le ministre d’État, Secrétaire général de la Présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, a marqué un arrêt au quai du parc à bois, construit par l’entreprise française Negri. Une reconnaissance implicite du rôle clé joué par cette société dans la modernisation du port, alors qu’elle s’apprête à investir 47 milliards FCFA dans la construction du quai 17.

Publiée dimanche 16 mars 2025 à 20:21:34Modifiée dimanche 16 mars 2025 à 20:21:37Temps de lecture 6 minPar EcoMatin

Le Secrétaire général de la Présidence Ferdinand Ngoh Ngoh (à droite) accueilli au quai du par à boir par le DIrecteur commercial Afrique de Negri, Raphaël Abouem
Le Secrétaire général de la Présidence Ferdinand Ngoh Ngoh (à droite) accueilli au quai du par à boir par le DIrecteur commercial Afrique de Negri, Raphaël Abouem

[Publirédactionnel] Le 15 mars 2025, lors de la visite des infrastructures du Port autonome de Douala (PAD), le ministre d’État, Secrétaire général de la Présidence de la République du Cameroun, Ferdinand Ngoh Ngoh, a marqué un arrêt au quai du parc à bois, une infrastructure réalisée par la société française Negri. Ce passage symbolique témoigne de la reconnaissance de l’autorité portuaire envers l’entreprise pour son expertise et son apport dans la modernisation du port. « Nous sommes très heureux de la confiance que le Port de Douala porte à Negri à travers les travaux qui nous sont confiés. La visite du ministre d’État sur notre chantier est une marque de reconnaissance et d’encouragement pour voir l’immense travail que nous avons abattu », affirme Raphaël Abouem, Directeur commercial et chargé du développement de Negri en Afrique.

En effet, l’achèvement de ce quai qui coûté plus de 8 milliards FCFA a représenté un défi technique majeur, puisqu’il a fallu démolir l’ancienne structure tout en maintenant l’activité portuaire. « Ce quai est crucial car il constitue la seule porte de sortie du bois pour toute la région. Nous avons relevé le défi de le construire en assurant la continuité des opérations tout en réalisant une infrastructure moderne et durable », précise Raphaël Abouem.

Le SGPR sur le quai du parc à bois

Présente au Cameroun depuis 2014, Negri s’impose comme un acteur clé du développement portuaire en réalisant des infrastructures stratégiques telles que des ouvrages maritimes au Terminal pétrolier. Notamment : deux ducs d’albe d’amarrage et d’accostage ; une plateforme en béton 250T sur pieux ; une passerelle de 90m ; et la mise en place de quatre lignes de pipeline. Le tout pour une enveloppe de 9,75 milliards FCFA.

Un investissement de 47 milliards FCFA en vue

L’ambition de Negri au Cameroun ne s’arrête pas là. En janvier 2025, l’entreprise a signé une convention d’investissement de 47 milliards FCFA avec le Port autonome de Douala pour la construction du quai 17. Ce projet majeur prévoit l’extension du terminal à conteneurs avec 250 mètres linéaires de quai supplémentaire, 7,9 hectares de terre-plein et des voies dédiées aux équipements portuaires. Grâce à ce partenariat public-privé, le PAD vise à accroître sa compétitivité et à répondre à la demande croissante du secteur maritime.

Avec une mise en service prévue en 2027, le quai 17 viendra renforcer les capacités du Port de Douala et accompagner sa transformation en un hub logistique moderne. « Le ministre d’État a plébiscité le DG du PAD, Cyrus Ngo’o qui abat un travail gigantesque dans le cadre du renouvellement de l’infrastructure portuaire. Negri est fière de contribuer à ses côtés, à la modernisation du port. Nos investissements s’inscrivent dans l’ambition des autorités, de faire de cette plateforme portuaire une référence en Afrique », conclut Raphaël Abouem. En multipliant ses réalisations au Cameroun, Negri confirme son rôle central dans le développement des infrastructures portuaires du pays.

Clément Delaplace, responsable administratif des activités de Negri au Cameroun : « le Cameroun est un marché attractif »

Clément Delaplace, responsable administratif Negri Cameroun

Quels sont les principaux défis que vous rencontrés au Cameroun, notamment en matière de réglementations et d’infrastructures ?

La réglementation au Cameroun est assez proche de la réglementation française, donc avec beaucoup de similitudes ce qui est un avantage pour une société française comme Negri. Il y a cependant des différences assez notables sur des sujets spécifiques. Par exemple, les délégations départementales et régionales des ministères qui s’assurent de la bonne application de la réglementation sont une spécificité camerounaise. Cela implique pour nous une meilleure connaissance des textes réglementaires et nous impose un suivi plus minutieux de certains sujets. Je pense notamment aux réglementations sociales et environnementales. Les contrôles fiscaux et douaniers quasi systématiques au Cameroun sont aussi un point de différence entre la France et le Cameroun.

Tous ces éléments représentent une exigence particulière au Cameroun pour une société comme Negri car ils nous imposent un suivi très minutieux, et représentent aussi un risque, je pense notamment aux amendes et pénalités qui peuvent découler de contrôles.

Ainsi nous avons des enjeux de structuration et d’organisation de la société qui sont encore plus importants qu’en France, c’est-à-dire qu’en France il est possible d’arriver à un certain niveau de business en ayant un niveau d’exigence un peu moindre sur certains sujets notamment l’encadrement et le suivi de procédures administratives. Ici au Cameroun, il est indispensable d’avoir une structuration complexe et d’avoir un suivi très minutieux de chacun des dossiers. Je pense notamment aux sujets douaniers et fiscaux parce que l’erreur coûte cher ; c’est pourquoi on met un point d’honneur à structurer mieux le Cameroun que ce que l’on fait ailleurs.

Que représente le Cameroun pour Negri ?

Le Cameroun est un marché assez attractif. Beaucoup d’infrastructures restent à construire et le volume d’affaires est ainsi très important. Les travaux que nous réalisons en matière d’infrastructures portuaires sont très spécifiques et demandent des besoins en matériels très spécifiques également. On parle par exemple de barges autoélévatrices, qui sont des outils qui coûtent chers et sont complexes à utiliser. Tout le monde n’est donc pas capable de réaliser les travaux que nous exécutons. De ce fait la concurrence est un peu moins rude qu’en Europe, ce qui nous permet de nous déployer. Il est vrai que les enjeux de structuration dont nous parlions précédemment génèrent des coûts qui compensent en partie les prix plus élevés mais globalement le Cameroun reste un marché attractif.

Outre le matériel, nous sommes compétitifs et c’est la raison pour laquelle nous gagnons des appels d’offres. De plus, nous sommes très performants techniquement ; nous sommes une entreprise centenaire qui n’a jamais eu de litige avec l’un de ses clients ce qui nous permet de jouir d’une très bonne réputation et d’une crédibilité solide. Aujourd’hui, le PAD a fait cette expérience et est très satisfait de sa collaboration avec Negri, nous espérons ainsi continuer notre activité au Cameroun pendant de nombreuses années.

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