Ariana Energy, consortium émirati et actionnaire majoritaire de Cstar Petroleum avec 49% des parts aux côtés de la Société nationale des hydrocarbures (20%) et de Tradex (31%), annonce le déploiement de plus de 1 000 ingénieurs chinois et indiens sur le site de Mboro, à Kribi. L’annonce a été faite le 27 février 2026 par son PDG Georges Lee, au siège de la SNH à Yaoundé. « Les études FEED sont achevées à 80%. Les spécialistes sont prêts pour les travaux et le transfert de technologies », a-t-il déclaré, évoquant un démarrage imminent du chantier.
Le dirigeant n’a pas détaillé les profils mobilisés, mais a précisé que l’exécution se fera en collaboration avec l’expertise locale. Une orientation soutenue par Nathalie Moudiki, présidente du conseil d’administration de Cstar et représentante de la SNH, qui a même évoqué la création d’une université spécialisée afin de capitaliser sur le transfert de compétences asiatiques.
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Le projet, encore en phase d’études avant décision finale d’investissement, repose sur deux volets. Le premier est un Tank Farm (entrepôt de stockage) de 198 millions de dollars, d’une capacité totale de 250 000 tonnes métriques. Ce dernier prévoit en détail, des infrastructures de 100 000 MT pour le diesel (4 réservoirs de capacite unitaire de 26 261 MT), 100 000 MT pour l’essence (4 réservoirs de 28 261 MT), 30 000 MT pour le Jet A (2 unités de 13 905 MT) et 20 000 MT de kérosène (2 réservoirs de 10 000 MT). Les équipements proviendront de Chine, les matériaux d’ingénierie d’Inde et certaines plateformes d’Abu Dhabi. « Les structures principales seront achevées avant la saison des pluies », assure le PDG.
Le second volet porte sur une raffinerie intégrée de 30 000 barils par jour, destinée à transformer 100% du brut camerounais traité en 25% de gasoil, 25% de diesel, 10% d’asphalte, 7,5% de gasoil marin (MGO), 30% de fioul lourd à très faible teneur en soufre (VLSFO) et 2% de polypropylène. La production annuelle visée est de 1,5 million de tonnes, dont 800 000 pour le marché domestique et 700 000 à l’export. Le projet ambitionne de réduire de 30% les importations de carburants, soit 750 millions de dollars d’économies, et de générer 250 millions de dollars grâce aux exportations de carburant marin. Plus de 2 000 emplois locaux directs et indirects sont annoncés.
Lancé en juillet 2025 à Mboro, le projet prévoit un démarrage partiel anticipé à 10 000 barils par jour au second semestre 2026, soit un tiers de la capacité finale. Ce niveau couvrirait environ 22% de la demande nationale en diesel et essence, alors que la mise en service complète était initialement attendue pour juin 2028.










