La centrale solaire photovoltaïque Sakaï 2 d’une capacité de 60 mégawatts (MW) est officiellement entrée en service mercredi 12 août 2026. L’infrastructure d’une valeur de 50 milliards FCFA – fonds mobilisés par les Emirats arabes unis – a été construite par la société émiratie Global South Utilities (GSU). L’inauguration annoncée pour le 7 août a finalement eu lieu ce mercredi par le chef de l’Etat de la République centrafricaine (RCA) Faustin-Archange Touadéra.
Les 60 mégawatts de Sakaï 2 constituent une augmentation considérable production électrique estimée autour de 70 à 100 mégawatts (MW). Le pays fait face à un très faible taux d'accès à l'électricité (moins de 18 %) produite par barrages hydroélectriques de Boali (1, 2 et 3) et de nouvelles centrales solaires comme celles de Danzi et de Sakaï.
Or, la demande de pointe en électricité pour la seule ville de Bangui – la capitale – est estimée à environ 200 MW. Sa fourniture en électricité est passée de de 28 MW à 101 MW en moins de dix ans, selon les chiffres communiqués par les autorités et relayés par l’agence France-Presse (AFP). Les 60 nouveaux Mw viendront alimenter quelque 300 000 foyers.
L’apport de la nouvelle centrale photovoltaïque est doublement positif car, elle viendra aussi permettre au gouvernement de réduire ses dépenses pour les centrales thermiques, qui fonctionnement au carburant. Selon une note de synthèse des résultats du Groupe de la Banque mondiale en date du 10 février 2025 sur ‘’les énergies renouvelables stimulent le développement durable en RCA et en Gambie’’, « l’électricité produite par le parc solaire a réduit de 90 % la dépendance de la RCA au diesel », dit la note.
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L’institution de Bretton Wood a mis en place un projet d'urgence pour l’accès à l'électricité (Puracel) en République centrafricaine (RCA). Lequel projet, selon le Groupe de la Banque mondiale, a permis d'augmenter la capacité d'approvisionnement en électricité dans ces pays de respectivement 40 %.
A cette offre insuffisante, il faut ajouter « le manque de capacités institutionnelles et l'insuffisance des investissements sont les plus grands obstacles au développement du secteur de l'énergie en RCA », écrit la Banque mondiale. Pour elle, « en RCA, l'infrastructure électrique n'a pas réussi à suivre le rythme d'une demande grandissante et s'est délabrée faute d'investissements, alors que le pays était en proie à un contexte d'instabilité politique et d'insécurité entre les années 1990 et 2016 ».
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L’institution financière mondiale rappelle que « les tarifs de l'électricité sont restés inchangés pendant plus de trente ans, malgré l'augmentation des coûts de production. Conjuguée à des pertes techniques et commerciales élevées, cette situation a conduit à d’importants problèmes sur le plan de la sécurité de l'approvisionnement et à de faibles niveaux d’accès à l'électricité ».














