Depuis plusieurs mois, les émissions de titres publics du Congo rencontrent un faible engouement auprès des investisseurs. La semaine du 23 au 27 juin 2025, par exemple, le pays n’a levé que 41 milliards FCFA sur les 75 milliards FCFA recherchés. Face à cette situation préoccupante, le ministre congolais des Finances, du Budget et du Portefeuille public a mandaté Marie Ghislain Yebas, Directeur général de la Caisse congolaise d’amortissement (CCA), pour échanger avec les SVT de la zone CEMAC. La rencontre s’est tenue le 8 juillet à Douala, capitale économique du Cameroun.
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Dans un contexte marqué par une rareté de la liquidité bancaire et une montée des taux sur le marché monétaire, cette réunion visait à établir un dialogue constructif entre l’État congolais, en tant qu’émetteur, et ses investisseurs. « Le ministère a tenu à organiser cette rencontre pour établir un lien durable avec nos spécialistes en valeurs du Trésor, et créer un cadre permanent de concertation entre l’État congolais et les SVT. Conformément au cadre réglementaire, chaque État établit un calendrier d’émission de titres publics. C’est donc un appel massif aux investisseurs pour renforcer leur souscription aux titres émis par notre Trésor public », a indiqué le DG de la CCA.
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Les SVT, une vingtaine venus de divers pays de la région, ont massivement répondu à cet appel, qu’ils jugent essentiel pour relancer le marché financier congolais et soutenir son développement économique. Fabrice Mboumbou Pindi, Directeur général de BGFIBank Guinée équatoriale, a déclaré : « Nous sommes les investisseurs privilégiés des États. Pour souscrire à leurs obligations et bons, nous avons besoin d’informations précises pour justifier nos engagements. Nous devons aussi accompagner ces États dans leurs efforts, tout en mobilisant les acteurs du marché secondaire, qu’ils soient particuliers ou investisseurs institutionnels. À ce titre, BGFIBank s’engage aux côtés des SVT sur le marché congolais, où nous percevons des signaux très encourageants. »
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La rencontre de Douala a également permis à la délégation congolaise de présenter les perspectives économiques du pays et la stratégie budgétaire du gouvernement, axée sur la relance de la croissance et la discipline financière.
Selon les données officielles, le taux de croissance du Congo est projeté à 3,5 % sur les trois prochaines années. Le pays mise également sur une réduction progressive de sa dette publique. Sur la période 2026-2028, le stock de la dette connaîtrait une baisse annuelle moyenne de 2,4 %, pour s’établir à 8 398 milliards FCFA en moyenne. Il passerait de 8 576,5 milliards FCFA en 2026 (soit 85 % du PIB) à 8 452,4 milliards FCFA en 2027 (78,7 % du PIB).
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Les recettes budgétaires, quant à elles, enregistreraient une croissance moyenne de 1,8 % par an, atteignant successivement 2 395,9 milliards FCFA en 2026, 2 430,6 milliards FCFA en 2027, puis 2 484,6 milliards FCFA en 2028.









