Le Rapport sur l’économie camerounaise en 2023 publié par le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) fait savoir que le taux d’exécution physique du Budget d’investissement public (BIP) à fin septembre 2023 était de 40,77%. Comparé à la même période en 2022, ce chiffre a régressé de 15,33%. Le document attribue cette contreperformance à la prépondérance des projets à financement conjoint dont les conventions sont signées entre 2019 et 2023. En effet, les projets relevant des financements extérieurs affichent un taux de réalisation physique de 33,11% contre 61,78% à la même période en 2022, soit une diminution de 28,67 points.
En substance, l’une des entraves à la réalisation du BIP est le non-paiement des décomptes entendus comme le montant à régler par le maitre d’ouvrage (le ministère des Travaux publics dans le cas d’espèce, Ndlr). Ainsi, il s’agit notamment, de « l’absence de couverture budgétaire dans le BIP du Mintp pour la prise en charge des décomptes en instance d’un montant global de 111 milliards de Fcfa », lit-on.
Sous ce rapport, le non-paiement des décomptes impacte donc l’évolution des projets à financement extérieur qui bénéficient très souvent de la quotepart de l’Etat. D’après les données du Minépat, ces projets affichent un taux de réalisation physique de 33,11% à fin septembre 2023 contre 61,78% à la même période en 2022, soit une diminution de 28,67%. D’après des sources crédibles su sein du ministère des Travaux publics, la question des décomptes est du ressort du Trésor public qui fait déjà l’objet de nombreuses sollicitations aux rangs desquelles, la subvention aux carburants, l’apurement de la dette salariale, etc.
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Sur le terrain, bon nombre de projets routiers piétinent du fait de la réclamation du non-paiement des décomptes aux entreprises adjudicataires des travaux. A titre d’illustration, l’entreprise française Razel est en attente de paiement des décomptes évalués à près de 5 milliards de Fcfa pour l’aménagement de la route de désenclavement des bassins agricoles de l’Ouest. En avril 2024, l’entreprise Cscec réclamait des décomptes de 2,4 milliards de Fcfa sur la route Ngaoundéré-Paro. Sur le chantier Bonépoupa-Yabassi, le Mintp relevait 3,4 milliards de Fcfa dus à l’entreprise camerounais des BTP Bun’s.








