La Société financière internationale (IFC), bras armé du Groupe Banque mondiale pour le secteur privé, prévoit d’investir jusqu’à 21 millions d’euros (environ 13,7 milliards FCFA) dans la plateforme de financement de véhicules de Gozem, une « SuperApp » de mobilité et de services présente en Afrique de l’Ouest et centrale.
L’opération, actuellement à l’étude, vise à soutenir l’expansion de Gozem Financing, la branche dédiée au crédit d’équipement du groupe, sur quatre marchés clés : le Cameroun, le Bénin, le Togo et la République du Congo. « Le produit du prêt servira à financer l’expansion de la flotte entre 2026 et 2028 », précise le document de projet.
Du VTC à la finance embarquée
C’est tout l’objet de Gozem Financing, la filiale que l’IFC entend soutenir. Sa mission : permettre aux chauffeurs d’accéder à un véhicule sans passer par le circuit bancaire classique, encore largement fermé aux travailleurs indépendants. Concrètement, Gozem fournit motos, tricycles ou voitures aux chauffeurs, qui les exploitent via l’application. Les recettes issues des courses ou des livraisons sont versées sur un portefeuille numérique intégré, à partir duquel les mensualités sont automatiquement prélevées. Les contrats s’étendent généralement sur une période de 12 à 52 mois.
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« Les conducteurs doivent effectuer un nombre minimum de trajets afin de générer des revenus suffisants pour couvrir les paiements associés », indique le document, soulignant l’intégration étroite entre activité économique et remboursement du crédit. Un modèle inspiré d’expériences asiatiques comme Grab ou Gojek, mais encore en phase de validation sur le continent.
Le financement envisagé par l’IFC comprend un prêt direct de 8 millions d’euros, complété par un prêt subordonné du même montant via un mécanisme de financement mixte, ainsi que 5 millions d’euros mobilisés auprès d’autres investisseurs. Ce dispositif vise à accompagner une montée en puissance rapide de la flotte, tout en partageant les risques sur des marchés encore considérés comme fragiles.
L’opération envisagée par l’IFC doit justement permettre d’accélérer. Le financement, structuré autour d’un prêt direct et de ressources complémentaires, vise à étendre la flotte entre 2026 et 2028 sur des marchés jugés clés : Cameroun, Bénin, Togo, Congo.
La Côte d’Ivoire en ligne de mire
Pour Gozem, cette évolution est logique. La start-up, qui revendiquait déjà plus de 10 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2023 et une croissance de ses revenus de 100 % en 2025, vise désormais des marchés plus structurés. En ligne de mire, la Côte d’Ivoire, où la compétition se jouera autant sur la puissance financière que sur le modèle opérationnel.
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