À Madagascar, le groupe Castel continue de renforcer son ancrage industriel. En déplacement dans le pays les 1er et 2 septembre 2026, Grégory Clerc, directeur général du groupe, a marqué le cinquantenaire de Malto, filiale de la Société Tananarivienne d'Articles Réfrigérés (STAR), spécialisée dans la transformation de l’orge en malt destiné aux brasseries. Le dirigeant en a profité pour mettre en avant une nouvelle séquence d’investissements dans l’appareil productif malgache. Le principal chantier inauguré concerne quatre nouveaux silos de stockage, d’une capacité de 2 000 tonnes chacun. Ils ajoutent ainsi 8 000 tonnes aux capacités existantes et portent le stockage total de Malto de 6 000 à 14 000 tonnes, soit une progression de plus de 133 %. « Un investissement majeur pour renforcer nos capacités de collecte et accompagner la croissance de la filière », déclare Grégory Clerc dans un message publié après sa visite.
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L’investissement intervient alors que la filière orge affiche ses meilleures performances récentes. En 2025, Malto a enregistré une récolte record de 11 339 tonnes d’orge, selon René Roosen, directeur industriel de la STAR. La société travaille par ailleurs avec plus de 20 000 agriculteurs locaux mobilisés sur les approvisionnements en malt et en maïs, dans les régions de Vakinankaratra, Haute Matsiatra et Amoron’i Mania.
La vitrine du « produire local » de Castel
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Pour renfoncer son ancrage sur le continent, Castel mise sur la proximité avec les marchés et la maîtrise des chaînes d’approvisionnement. Le groupe a lancé 16 nouvelles lignes de production en 2026 et engagé six nouveaux sites industriels greenfield sur le continent, selon les données communiquées par le groupe. À Sanoyah, en Guinée, le groupe a récemment annoncé un investissement de 100 millions d’euros dans une nouvelle usine afin de produire localement 1,2 million d’hectolitres supplémentaires et créer 150 nouveaux emplois.
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L’amont agricole occupe une place croissante dans cette stratégie. Au Cameroun, Castel concentre son activité agricole à la filière maïs à travers la Compagnie Fermière du Cameroun (CFC) qui transforme le maïs en gritz, la matière première utilisée par les brasseries. Sa capacité est d’environ 40 000 tonnes de maïs grain par an et se fournit auprès de 1 500 agriculteurs. Sur l’ensemble du continent, le groupe revendique plus de 51 000 agriculteurs accompagnés afin de structurer des filières locales, tandis que son réseau de distribution permet d’écouler les productions au plus près des consommateurs. Chaque seconde, 428 boissons Castel seraient consommées en Afrique.
La stratégie comporte également un volet environnemental. En 2025, 65 % des emballages de boissons de Castel Afrique étaient constitués de verre ou de fûts consignés, tandis que 95 % de la drêche issue du brassage était revalorisée.
Afrique moteur de croissance
Dans son message, Grégory Clerc résume ainsi la feuille de route du groupe en Afrique : « Continuer à investir. À développer nos filières locales. À faire grandir nos équipes et nos savoir-faire. Et à créer durablement de la valeur dans les territoires où nous sommes présents ». Le groupe est présent dans 22 pays africains, avec 80 sites de production et plus de 40 000 collaborateurs. Son dispositif commercial dessert plus de 700 000 points de vente, tandis que ses filières agricoles accompagnent plus de 51 000 agriculteurs.
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Cette implantation industrielle constitue le socle d’une activité africaine devenue centrale dans les comptes du groupe. En 2025, Castel Afrique a généré environ 5,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit près de 3 476 milliards FCFA, en hausse de 10,3 % sur un an. Les volumes de bières, boissons gazeuses et eaux commercialisés ont atteint 77,1 millions d’hectolitres, contre 72,1 millions en 2024.









