Le Secrétariat de la African Continental Free Trade Area et le groupe bancaire panafricain Ecobank ont signé le 19 mai un protocole d’accord destiné à renforcer l’intégration économique du continent et à réduire le déficit de financement du commerce en Afrique.
Selon le communiqué conjoint publié par les deux institutions, cet accord intervient après l’annonce par Ecobank d’un engagement de 3 milliards de dollars, soit plus de 1 694 milliards FCFA, pour soutenir le financement du commerce africain au cours des trois prochaines années, en partenariat avec plusieurs institutions de financement du développement (IFD).
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Le partenariat cible prioritairement les petites et moyennes entreprises (PME), les jeunes entrepreneurs ainsi que les entreprises dirigées par des femmes.
« À travers ce partenariat avec Ecobank, nous mobilisons la puissance financière et la portée panafricaine indispensables pour transformer la promesse du marché unique en opportunités concrètes pour nos entrepreneurs, nos femmes d’affaires et nos petites et moyennes entreprises », a déclaré Wamkele Mene, secrétaire général du Secrétariat de la ZLECAf.
De son côté, Ecobank entend s’appuyer sur sa présence dans 34 marchés africains ainsi que sur ses capacités digitales pour connecter davantage les entreprises africaines aux marchés, aux financements et aux services d’accompagnement.
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Le protocole d’accord prévoit notamment des programmes de renforcement des capacités des PME afin de leur permettre de mieux tirer parti des opportunités offertes par la ZLECAf. Les deux parties veulent également promouvoir le programme Ellevate d’Ecobank, dédié aux femmes entrepreneures, à travers des solutions financières et non financières adaptées.
Le partenariat inclut aussi une coopération autour de la plateforme commerciale d’Ecobank, conçue pour réduire les asymétries d’information et faciliter les échanges entre acheteurs et vendeurs africains.
Les deux institutions comptent par ailleurs intensifier le partage d’informations commerciales, les mises en relation d’entreprises et le plaidoyer auprès des régulateurs afin de lever plusieurs obstacles au commerce intra-africain, notamment les barrières non tarifaires et les difficultés liées aux paiements transfrontaliers.
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Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de l’Agenda 2063 de l’African Union, qui vise la création d’un marché continental intégré de plus de 1,3 milliard de consommateurs pour un PIB combiné estimé à 3 400 milliards de dollars.

