Pour le compte de l’année fiscale 2025, achevée en juin dernier, le brasseur britannique Diageo a enregistré progression de ses activités sur le continent africain. « Au cours de l’exercice 25, malgré les défis macroéconomiques persistants, l’Afrique a enregistré un solide résultat organique », peut-on lire dans la note intitulée Aide-mémoire Q1 2026 Outlook, publiée le 18 octobre dernier. Ainsi, selon les données publiées, le groupe affiche une croissance des ventes sur le continent de 10,5% à 1,8 milliard de dollars US, environ 1 035 milliards FCFA selon la valeur actuelle du change.
En glissement annuel, l’activité africaine de Diageo est restée relativement stable avec un léger relèvement de 3% des volumes vendus. Selon la note, l’atteinte des objectifs annuels, qui projetaient une croissance à deux chiffres, a été freinée par les tensions inflationnistes (hausse des cours des intrants, des coûts de production etc). Toutefois, les marchés les plus prolifiques ont été ceux d’Afrique de l'Est (Kenya, Ouganda et Tanzanie) avec une progression de 7% et ceux des pays de la région SWC (Afrique du Sud, de l’Ouest et Centrale), où une hausse de 15,8% a été constatée, portée par une croissance à deux chiffres du volume et des ventes au Ghana.
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L’Afrique a été le principal pôle de croissance du groupe, contribuant à 9% des recettes globales, malgré une série de désengagements ces deux dernières années. Diageo, implanté dans plus de 40 pays africains, est partiellement sorti de deux de ses marchés principaux que sont le Cameroun (mars 2023) et le Nigéria (vente de sa principale usine à Tolaram, en septembre 2024). Le désengagement s’est poursuivi en 2025 avec la cession de ses branches seychelloises et ghanéens (70% de ses ventes en Afrique de l’Ouest). Bien que sa production ait 1 035 milliards FCFA considérablement reculée (-21% au 1er semestre 2025 achevé en janvier 2025) du fait des ventes de ses usines, Diageo se targue d’avoir réalisé 350 millions USD de ventes et environ 50 millions USD de bénéfices issus de ces cessions.
A noter que, si le groupe est parvenu à maintenir à la hausse ses revenus et sa position sur le marché africain de la bière, il se présente moins optimiste pour l’année 2026 à venir avec « une croissance modérée à 2% et un chiffre d'affaires en léger repli au 1er semestre ». Le groupe compte tout de même sur ses licences avec d'autres entreprises, comme Castel pour la marque Guinness dans plusieurs pays, pour pérenniser sa présence dans ses anciens marchés et y capter un pourcentage de revenus encore non exprimé.
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