La Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) du Cameroun prépare, en partenariat avec le groupe indien Arise Integrated Industrial Platforms (Arise IIP), la mise en place d’une unité de montage de motos électriques au Cameroun. Le projet prévoit une capacité initiale de 3 000 engins par an et la création de 3 000 emplois directs. Révélations faites par le Directeur général du fons de pension camerounais le 13 septembre, lors d’une interview accordée à la télévision Africa 24. Pour Olivier Mekulu Mvondo, ce partenariat vise une double portée : réduire l’empreinte environnementale et stimuler la création de richesses.
« Lorsque vous avez 3 000 motos électriques qui remplaceront des engins fonctionnant au gasoil, l’impact sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre est significatif. En plus des emplois, cette unité générera des revenus substantiels pour les actionnaires, dont la CNPS, ainsi que pour le pays », a-t-il expliqué.
Le projet s’inscrit dans un contexte national marqué par une volonté croissante de transition énergétique dans le secteur des transports urbains. Depuis décembre 2023, le gouvernement a instauré un abattement de 50% sur les droits de douane à l’importation des véhicules électriques. Une mesure qui accompagne l’objectif de réduction de 35% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, tel que mentionné dans le Rapport national sur le climat et le développement (2022).
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L’unité de montage de motos électriques annoncée s’inscrit dans un vaste programme d’investissements de 5 000 milliards FCFA présenté le 11 septembre dernier par la CNPS et son partenaire Arise IIP. Trois conventions de partenariat ont été signées dans ce cadre. La première porte sur la construction, au port de Douala, d’une plateforme de réception et de stockage de conteneurs d’une capacité annuelle de 4 millions de m³, soit près du tiers de la capacité actuelle de l’infrastructure portuaire. La deuxième concerne le développement d’un complexe combinant une infrastructure portuaire multifonctionnelle et une zone industrielle de 100 hectares, extensible à 220 hectares. Enfin, la troisième convention prévoit l’installation d’une usine de transformation du coton camerounais, destinée à produire localement des pagnes, vêtements, draps et serviettes. L’ensemble de ces projets devrait générer 100 000 emplois et contribuer entre 0,5 et 0,7 % au PIB national, selon la CNPS.



