Au Cameroun, le Conseil constitutionnel a rejeté ce 22 août le recours de Me Akere Tabeng Muna, qui contestait l'éligibilité du candidat Paul Biya à l'élection présidentielle du 12 octobre. L'instance dirigée par Clément Atangana, devant laquelle l'ancien bâtonnier et candidat à la même élection avait introduit sa requête le 18 octobre, a motivé sa décision par un motif simple : le dossier était jugé "non justifié".
Me Akere Muna a saisi le Conseil constitutionnel pour contester l'éligibilité du président Paul Biya. S'appuyant sur l'article 118 du Code électoral, le plaignant a soutenu que le chef d'État se trouve dans un « état de dépendance physique et cognitive avérée », ce qui l'empêcherait d'exercer ses fonctions de manière autonome. Cet article stipule que « sont inéligibles, les personnes qui, de leur propre fait, se sont placées dans une situation de dépendance ou d’intelligence vis-à-vis d’une personne, d’une organisation ou d’une puissance étrangères ».
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Malgré cette contestation, le verdict du Conseil constitutionnel confirme que, à 92 ans, Paul Biya reste le candidat investi par le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Arrivé au pouvoir le 4 novembre 1982, Arrivé au pouvoir après la démission de son prédécesseur Ahmadou Ahidjo le 4 novembre 1982, l’ancien Premier ministre s'apprête briguer un huitième mandat lors du scrutin qui se tiendra dans moins de deux mois.
Paul Biya sera face à 11 autres candidats dont Me Akere Muna, investi à la présidentielle pour le parti Univers.





