Dans un courrier publié le 19 janvier 2026, le Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM), lance un appel au Président de la République pour la constitution d’un « gouvernement de rupture, d’action et de restauration de la confiance ». Une interpellation avec pour ambition de stimuler l’investissement et bâtir une croissance durable et inclusive. La note signée par Célestin Tawamba, président du Gecam, intervient alors que le Cameroun continue d’attendre le remaniement ministériel annoncé pour « les prochains jours » par le Président Paul Biya lors de son discours du 31 décembre 2025. Il s'agira du deuxième remaniement en deux mandats consécutifs après celui de janvier 2019 il y a sept ans.
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Pour le patronat camerounais, l’enjeu de cette orientation repose sur l’urgence de s’adapter à un contexte économique international « imprévisible et particulièrement contraignant » marqué par la persistance des tensions géopolitiques, le durcissement des conditions financières, la volatilité des marchés des matières premières et le ralentissement de la croissance globale attendue à 3,3% en 2026. Des facteurs qui selon le Gecam, exercent une pression accrue sur l’économie nationale qui elle, subit encore les séquelles de la période post-électorale.
A l’issue du scrutin du 12 octobre 2025 en effet, le Gecam a dressé un bilan des pertes économiques dans le secteur privé estimées à 202,2 milliards Fcfa, soit environ 0,6% du PIB projeté en 2025. Ce qui correspond à une contraction moyenne du chiffre d’affaires de 33,5%. À elle seule, la ville de Douala concentre près de 80% de ces pertes, avec un manque à gagner quotidien évalué à 22,4 milliards Fcfa durant la période critique. Au total, 94% des entreprises impliquées déclarent avoir été affectées, directement (réduction d’effectifs, suppressions d’emplois…) ou indirectement (dispositions psychologiques…), par les événements.
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Ajoutées à des défis tels que la pression fiscale élevée, l’accès limité au financement, le déficit énergétique et la dégradation des infrastructures entre autres, les répercussions de la crise post-électorale séviront encore jusqu’au deuxième trimestre 2026 selon le Gecam. Le patronat repose alors les espoirs de l’économie nationale, sur « une gouvernance claire et résolument orientée vers le bien-être des camerounais » pour les sept années d’exercice du nouveau gouvernement.














