Pour l’année 2025, le gouvernement table sur un taux de croissance de 4% après les 3,8% observés durant l’année 2024. Cette croissance envisagée sur le Produit intérieur brut (PIB) serait soutenue par « les performances de l’activité pétrolière. En effet, le taux de croissance du PIB non-pétrolier est projeté en 2025 à 4,3% et sur la période 2026-2027 à 4,8% en moyenne.», peut-on lire dans le Document de stratégie d’endettement public et de gestion de la dette publique 2025.
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De manière sectorielle, la croissance sera tirée par le secteur secondaire qui regroupe en son sein les activités industrielles (manufacturière, agroalimentaire, pharmaceutique, brassicole, pétrolière, etc.), les activités de BTP, les activités de l’eau et de l’électricité… Selon le document du Cndp, le secteur secondaire devrait afficher une hausse de l’ordre de 4,9% hors pétrole en 2025. Ce qui représente une légère hausse par rapport à 2024 où, d’après le même document, ce secteur d’activité a connu une progression de 3,3% contre 2,3% en 2023. Une hausse portée par « l’entrée en exploitation de nouvelles unités de production et l’accroissement des capacités de production de plusieurs unités existantes », peut-on lire.
Parmi les investissements réalisés qui pourraient tirer la performance du secondaire vers le haut, on peut citer la construction à Kribi d’une unité de transformation de blé d’une capacité de production de 12 000 sacs de farine de 50 KG/jour par le groupe Cadyst porté par Célestin Tawamba ; la mise en service de l’unité de production de carreaux en céramique de l’entreprise chinoise Keda Cameroon ; l’ouverture d’une cimenterie d’1 million de tonnes/an par l’entreprise Cimpor ; la mise en service des 4e (production de matériaux de construction à base de fer) et 5e usines (production de bouteilles de gaz et charpentes métalliques) du groupe Prometal, etc.
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Précisons par ailleurs que la hausse projetée ici serait la plus grande que réaliserait le secteur industriel après la survenue de la Covid-19. Selon l’Institut national de la statistique (INS), le secteur secondaire est passé de 1,4% en 2020 à 3,2% en 2021, à 3,3% en 2022, puis 2,3% en 2023 et 3,3% en 2024.
Les autres pans d’activités de l’économie devraient aussi connaître une tendance haussière de leurs activités en 2025. Selon le document du Cndp, le secteur primaire qui regroupe en son sein les activités agricoles, de pêche, d’exploitation forestière, de pêche et d’élevage, pisciculture, etc. devrait croître à 3,6% en 2025 après 3,2% en 2024. S’agissant du tertiaire, qui prend en compte les services, il devrait enregistrer une croissance de 0,1 point, passant de 4,5% en 2024 à 4,6% en 2025.
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