Au Cameroun, les recettes pétrolières ont chuté de 72,2 milliards FCFA à 439,2 milliards FCFA au troisième trimestre 2025, soit une baisse de 14,1 % par rapport à la même période en 2024 où elles s’établissaient à 511,4 milliards FCFA. L’information est révélée dans la récente note de conjoncture du ministère des Finances. La contraction provient, selon le document, d’un recul de la redevance de la Société nationale des hydrocarbures et de l’impôt sur les sociétés pétrolières, lié à la diminution des quantités commercialisées. « Suivant ses deux composantes, l’on enregistre une baisse de 50,5 milliards de la redevance SNH et de 21,7 milliards de l’impôt sur les sociétés pétrolières. Leur taux de réalisation est de 68,5% par rapport à la loi des finances rectificative », précise le rapport.
Cette évolution intervient malgré la hausse du prix du baril à l’international de +1,3 % sur le trimestre, le brut s’établissant en moyenne à 68,8 dollars contre 67,9 dollars au trimestre précédent. Sur la période, les volumes d’exportations de pétrole brut ont reculé à 595 millions de tonnes contre 726 millions un an plus tôt, soit une baisse de 18,0 %. Le gaz naturel liquéfié a progressé à 400 millions de tonnes contre 358 millions (+11,7 %), sans compenser la baisse du pétrole. « En glissement annuel, les cours affichent une baisse de 13,9%, en lien avec la hausse de l’offre, dans un contexte de ralentissement de la demande mondiale. », martèle la note.
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Globalement sur les neuf premiers mois 2025, les volumes d’exportation de brut camerounais reculent de 17,5 %, passant de 2 255 millions de tonnes en 2024 à 1 861 millions en 2025, ce qui confirme la baisse des recettes d’hydrocarbures observée depuis le début de l’année. Sur la même période, les recettes pétrolières s’établissent à 1 007,9 milliards FCFA contre 1 239,1 milliards FCFA un an plus tôt, soit un recul de 231,2 milliards FCFA (-18,7 %).
Les revenus pétroliers représentent moins de 20% des recettes publiques au Cameroun, en conséquence leur contraction ne devrait pas tant affecter que ça l'exécution budgétaire. Pour combler le gap, le gouvernement compte accentuer des mesures d'élargissement de l'assiette fiscale, renforcer la sécurisation des recettes intérieures et, bien entendu, relever la pression fiscale.
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