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Elle produit notamment, depuis l’an dernier, du gaz naturel liquéfié (GNL) au large de Kribi. Grâce à cet investissement, le Cameroun est devenu en 2018, le deuxième pays au monde à utiliser cette technologie pour liquéfier du gaz naturel (le premier étant la Malaisie). Au premier trimestre 2019, sa production était de 693 830,42 m3. Cette production est exportée en totalité vers la Chine et Taïwan (Asie), les deux plus gros demandeurs de gaz naturel liquéfié au monde. La Société nationale des hydrocarbures (SNH), indique d’ailleurs que la demande de ces pays (73%) devrait continuer augmenter du fait de leur croissance économique et démographique trop rapide et trop forte. De nouveaux investissements russes dans le secteur seraient donc du pain béni pour le Cameroun qui a besoin non seulement d’accroître ses sources de revenus, mais aussi de les diversifier davantage.
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Bonne nouvelle : lors de son assemblée annuelle des actionnaires, en juin dernier, Lukoil, un autre géant russe de l’énergie, a fait part de son intention de concurrencer Gazprom dans la production du GNl au Cameroun. Il ne devrait pas tarder à faire connaître ses prétentions en termes de coût de l’investissement. En 2014, le Cameroun et la Russie ont célébré 50 ans de coopération. A l’occasion, il avait été rappelé que, dans le secteur de l’éducation, l’Ecole des eaux et forêts de Mbalmayo et l’université de Dschang ont bénéficié d’importants appuis de la Russie. Par ailleurs, plus de 2000 étudiants Camerounais ont été formés en Russie depuis 1964. En avril 2015, le Cameroun a paraphé avec l’ex-puissance soviétique, un accord de coopération militaire et technique. Dans la foulée, le pays de Vladimir Poutine avait mis à la disposition de l’armée camerounaise des armes et des équipements militaires sophistiqués de dernière génération, pour combattre Boko Haram. Il avait également déployé dans le pays, 1900 tonnes d’aide alimentaire destinée aux réfugiés que le pays accueille, pour un montant d’environ 3 milliards Fcfa. Au plan économique, la présidence de la République avait annoncé en 2015, que le Cameroun bénéficierait de plus en plus de l’expertise russe dans le domaine de l’industrie et de l’énergie, avec la participation des banques et de grandes entreprises venues de Russie. Le sommet de Sotchi pourrait donc servir de base à la matérialisation de ces promesses et engagements. Une aubaine pour le Cameroun qui a tant besoin de ressources non seulement pour continuer à supporter ses dépenses sécuritaires, mais surtout, pour financer ses projets infrastructurels, principalement dans les deux secteurs précités.



