La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a abaissé ce mardi le volume de sa nouvelle opération d’injection de liquidité à 700 milliards FCFA, contre 800 milliards lors de ses précédentes interventions, selon un avis d’appel d’offres consulté par EcoMatin. Ce recul intervient une semaine après l’échec partiel de l’opération du 11 novembre, lors de laquelle les banques n’avaient exprimé que 607 milliards FCFA de demandes pour une enveloppe proposée de 800 milliards, soit un taux de couverture de 75,9 %.
Selon des analystes du marché monétaire, cette sous-souscription pourrait traduire une amélioration ponctuelle de la liquidité bancaire, mais aussi une réticence des banques à se refinancer auprès de la BEAC au regard du coût du financement. Lors de la dernière opération, le taux moyen pondéré s’était établi à 4,96 %, pour un TIAO fixé à 4,50 %, incitant certains établissements à privilégier le marché interbancaire ou des stratégies de gestion de trésorerie moins coûteuses.
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La nouvelle opération, d’une maturité du 20 au 27 novembre et ouverte à taux variables, intervient après un mois d’octobre marqué par une série de hausse records (700 milliards, 750 milliards puis 800 milliards FCFA) révélant une forte tension sur la liquidité et une forte dépendance des banques au refinancement de la Banque centrale.
Reste à savoir si la baisse de la demande observée début novembre constitue un ajustement temporaire ou un signal durable. La prochaine réunion du Comité de politique monétaire (CPM), attendue d’ici la fin de l’année, pourrait rouvrir le débat sur un éventuel assouplissement du coût du refinancement, alors que la croissance de la CEMAC devrait plafonner à 2,6 % en 2025 et que les besoins de financement publics restent élevés.
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