Dans son rapport ‘‘Cahier économique de la République Centrafricaine’’, la Banque mondiale donne un aperçu des besoins financiers nécessaires pour la République Centrafricaine afin de réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 24,28%. Cet objectif est pris en compte dans la Contribution déterminée au niveau national (CDN) au titre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (Ccnucc) que le pays a ratifié. C’est donc une enveloppe de 1,763 milliard de dollars soit 1 094,9 milliards de Fcfa, dont le pays a besoin pour mettre en place tous les axes stratégiques pris en compte dans la CDN qui couvre la période 2021-2030.
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Dans le détail, cette enveloppe est subdivisée en deux : 819,8 milliards de Fcfa (1,32 milliard de dollars) pour les activités de la composante atténuation et de 275,6 milliards de Fcfa (443,87 millions de dollars) pour la composante adaptation. Soit un total de 1,763 milliard de dollars. Cependant, le même rapport de la Banque mondiale mentionne l’incapacité du pays à atteindre cet objectif de diminution de GES sans soutien financier. « Dans sa CDN révisée, la RCA s’engage à réduire ses émissions de GES de 24,28 pour cent d’ici 2030, 2010 étant pris comme année de référence. La réalisation de ce scénario est conditionnée à des appuis externes pour la RCA.», mentionne la Banque mondiale. Pour se faire, «le pays estime également qu’il ne pourra mobiliser que 236 millions USD pour l’atténuation et 44,38 millions USD pour l’adaptation, soit respectivement 17,8 pour cent et 10 pour cent des montants totaux requis.», peut-on lire. En additionnant les chiffres avancés, le gouvernement est alors prêt à consentir la somme de 280,380 millions de dollars pour réduire ses GES. Avec cette enveloppe, le pays ne pourra réduire de 11,82% ses GES à l’horizon 2030, soit moins de 50% de l’objectif de départ.
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Il se dégage un gap financier de 888,131 milliards de Fcfa (1,43 milliard de dollars) à combler pour permettre au pays de soutenir son engagement dans la lutte contre le changement climatique. Un objectif qui repose en grande partie sur l’aide extérieure qui ne satisfait pas toujours les attentes. En effet, le manque de financement auquel est confronté la République Centrafricaine ne lui pas propre, il est partagé par l’ensemble des 7 pays qui constitue le Bassin du Congo -2e poumon écologique du monde-, mais aussi tout ceux de l’Afrique. En effet, les pays africains –dont ceux du Bassin du Congo- ne reçoivent que 1% des financements climatiques mondiaux, ce qui est insuffisants face aux besoins qui deviennent de plus en plus préoccupants. Ce qui a pour incidence de « limite la capacité de la région à mettre en œuvre les initiatives de conservation et de gestion des forêts nécessaires », explique l’institution de Bretton Woods.
Des financements pour en faire quoi ?
Comme mentionné supra, les fonds sollicités serviront à mettre en place la CDN du pays. Celle-ci qui prend en compte la composante adaptation et atténuation, déploiera ses actions dans trois principaux secteurs : l’énergie ; les secteurs de l’agriculture, de la foresterie et d’autres utilisations des terres et le secteur des déchets et des procédés industriels et de l’utilisation des produits. Des secteurs qui contribuent d’une manière ou d’une autre à la pollution du pays. Tenez par exemple, les secteurs changement d’affectation des terres et la foresterie sont les secteurs le plus polluant du pays car ils émettent environ 34,5 millions de tonnes de CO2, soit plus de 60% des émissions totales en 2020.








