Au cours des six premiers mois de l'année 2026, la filiale équato-guinéenne de ConocoPhillips a vu sa production d’hydrocarbures croître de 4 % en glissement annuel. Selon le récent rapport d’activités de la major américaine, cette production est passée de 38 000 à 39 500 barils équivalent pétrole par jour (bep/j) en moyenne au premier semestre, avec un pic de 40 000 bep/j à fin mars. Cette dynamique locale est principalement soutenue par l'extraction de gaz naturel et un rebond de la production de brut, bien que la compagnie ne précise pas les leviers opérationnels exacts ayant conduit à cette hausse.
Opérant principalement sur les blocs Alba et D, situés près du complexe de traitement gazier de Punta Europa au large de Malabo, la compagnie affiche des indicateurs de production au vert. Dans le détail, l'extraction de pétrole brut progresse de 6,6 %, passant de 7 500 à 8 000 barils par jour en moyenne. Le gaz, véritable moteur des opérations locales, passe d'une moyenne de 152,5 à 156,5 millions de pieds cubes par jour (MMCFD). Si la société ne publie pas le chiffre d'affaires consolidé de sa filiale, la hausse des prix de vente moyens du brut au deuxième trimestre, passés de 52,66 à 85,2 dollars le baril en glissement annuel, suggère une nette amélioration de la contribution de la Guinée équatoriale aux revenus du groupe.
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Cette performance locale contraste fortement avec l’évolution globale de l'entreprise. Au premier semestre 2026, le portefeuille mondial de ConocoPhillips s'est contracté de 4,7 %, chutant de 2 390 000 à 2 278 500 bep/j, principalement impacté par des baisses de rendement au Canada, en Norvège et dans son réseau d'affiliés. En dépit de son statut de pôle de résilience, la filiale équato-guinéenne demeure un actif ultra-minoritaire à l'échelle du géant pétrolier, ne représentant que 1,73 % de sa production globale.
Pour la Guinée équatoriale, le plus petit producteur de l'OPEP (avec moins de 70 000b/j, fin juillet), la consolidation de ces volumes est vitale face au déclin naturel de ses gisements, alors que les hydrocarbures génèrent près de 80 % de ses recettes étatiques. Pour inverser la courbe, Malabo multiplie les démarches et renforce son partenariat avec ConocoPhillips. Après l'attribution des blocs EG-27 et B4 en septembre 2025, le gouvernement a signé en juin 2026 un nouvel accord-cadre avec la compagnie pour prospecter les blocs EG-28 et EG-29, situés dans le bassin du Rio Muni au large de Bata.
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