En Côte d'Ivoire, les organisations de la société civile contestent la nouvelle hausse des prix des hydrocarbures entrée en vigueur le 1er août 2026. Dans une note publiée samedi, la commission du Pacte social du Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI) dénonce une pression sur le pouvoir d'achat, le litre de Super sans plomb étant désormais fixé à 905 FCFA. « Cette décision constitue une nouvelle pression sur le pouvoir d'achat des populations. Le carburant étant un facteur essentiel de l'économie, son renchérissement entraîne mécaniquement une hausse des coûts du transport, de la production et des produits de première nécessité, aggravant ainsi les difficultés des Ivoiriens », indique le document, signé par Jean Gervais Tchéidé, commissaire général du Pacte social du parti, et largement relayé sur les réseaux sociaux.
Rejoignant cette position, l'association FIER, par la voix de son président Jean Bonin, souligne que « chaque hausse du prix du carburant finit inévitablement par se répercuter sur le coût des transports, des denrées alimentaires et de nombreux biens de consommation ».
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Cette hausse résulte du mécanisme d'ajustement automatique mensuel, adossé aux cours mondiaux et appliqué par la Direction générale des hydrocarbures. Par rapport à juillet, le litre de Super enregistre une hausse de 30 FCFA, à 905 FCFA ; le gasoil grimpe de 25 FCFA, à 725 FCFA ; et le pétrole lampant augmente de 35 FCFA, à 780 FCFA. Le gaz butane est le seul produit exempté de cette révision : les bouteilles de 6 kg, 12,5 kg et 28 kg restent fixées respectivement à 2 000 FCFA, 5 200 FCFA et 13 000 FCFA. « Ces prix doivent être affichés dans toutes les stations pendant toute la période de validité, sous peine de sanctions », précise la note officielle.
Face à l'impact de ces tarifs sur les coûts de production et de distribution, les acteurs sociaux réclament une intervention de l'État. Dans sa déclaration, le PPA-CI demande formellement la suspension de la hausse actuelle, l'instauration d'un mécanisme de lissage des prix, le gel temporaire des tarifs des produits de première nécessité et la transparence sur les méthodes de calcul.
L'ajustement d'août s'inscrit dans un cycle haussier amorcé en mai. Vendu à 820 FCFA entre janvier et avril 2026, le litre de Super a cumulé une augmentation de 85 FCFA en quatre mois. Pour réduire cette vulnérabilité structurelle aux chocs externes, des experts économiques, dont le Dr Ahoua Don-Mello, vice-président de l'Alliance internationale des BRICS, proposent trois pistes : une transition vers la mobilité électrique, la sécurisation des approvisionnements par des contrats à long terme, et l'augmentation des capacités de la Société ivoirienne de raffinage (SIR), dont le volume de traitement plafonne actuellement à 68 000 barils par jour.











