L’armée tchadienne conserve en 2026 son statut de première puissance militaire de la zone CEMAC, selon l’édition 2026 de l’indice annuel Global Firepower, publiée le 23 janvier. Ce classement, établi à partir de plus de 60 critères (dont les effectifs actifs, les capacités aériennes et navales, la disponibilité du carburant, le budget de défense et la logistique) place le Tchad au 13ᵉ rang africain, en recul d’une place sur un an. Les détails spécifiques relatifs à ces critères n’ont cependant pas été précisés afin de mieux apprécier cette position. Dans la sous-région, N’Djamena devance le Cameroun, classé 99ᵉ en Afrique, le Congo (117ᵉ), le Gabon (132ᵉ) et la République centrafricaine (143ᵉ).
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La force de l’armée nationale tchadienne réside dans plusieurs facteurs en effet. Elle est constituée des forces terrestres, d'une gendarmerie et d'une force aérienne pour un effectif global compris entre 40 000 et 65 000 soldats en 2021. Par ailleurs, la dépense militaire correspond à l’une des plus importantes dépenses du pays. En 2020, elle correspondait à 3,1 % du PIB, et à 2,9 % en 2022 selon la West Africa Maps. Le pays tire surtout avantage d’un contexte qui lui oblige d’être réactif et de plus en plus performant en matière de défense. La lutte antiterroriste contre les différents groupes djihadistes tels que l’État islamique en Afrique de l’Ouest, Al Qaïda et la secte islamiste Boko Haram, implique une capacité de contrattaque à la pointe, des reformes pour une armée plus efficace, et de nombreuses alliances bilatérales avec les autres pays de la sous-région dont le Cameroun, mais aussi avec l’Arabie Saoudite, la Russie et les Emirats-Arabes Unis notamment.
Pour « affirmer sa souveraineté pleine et entière et redéfinir ses partenariats stratégiques selon les priorités nationales », le Tchad a même décidé et ce depuis novembre 2024, de mettre officiellement fin à son accord de coopération militaire avec la France, conclu initialement puis révisé en 2019. La décision alors engagée par le gouvernement tchadien venait marquer la fin de la présence permanente des forces françaises sur le territoire tchadien. « La France doit considérer désormais que le Tchad a grandi et mûri » a déclaré le ministre tchadien des Affaires étrangères Abderaman Koulamallah, faisant allusion à une nation qui peut se défendre, et protéger les siens.
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Pendant que les autres pays de la CEMAC avancent ou essaient de maintenir une certaine constance, le Cameroun observe la plus mauvaise performance avec avec un recul de 6 places par rapport à l’année dernière. Des résultats qui pourraient alors déduire un besoin croissant de renforcement des capacités de l’armée camerounaise. A l’échelle continentale, hormis la Tunisie qui fait son entrée dans la Top 10 à la place de la Libye et le Maroc qui ravit la 6e position à l’Angola, le sommet de la hiérarchie demeure inchangé. L’Egypte reste la première puissance militaire africaine, suivi de l’Algérie, du Nigéria, de l’Afrique du Sud et de l’Ethiopie.

