Le Gabon a officialisé l'octroi d'un important régime d'avantages fiscaux et douaniers à Nouvelle Gabon Mining (NGM), filiale du groupe indien Coalsale, dans le cadre de l'exploitation de deux concessions de manganèse situées dans la province du Haut-Ogooué. Ces mesures figurent dans la loi de finances rectificative publiée le 17 juillet, qui approuve les dispositions fiscales et douanières prévues par la convention minière liant l'État à l’entreprise.
Les articles 11 et 12 du texte valident notamment des exonérations d'impôt sur les sociétés, de TVA sur certains achats locaux et de droits de douane sur les matériaux, machines, équipements et outillages nécessaires au projet. Le dispositif prévoit également des exonérations de l'impôt minimum forfaitaire, de l'impôt foncier et des taxes à l'exportation, ainsi qu'un régime d'amortissement accéléré, la déductibilité des intérêts sur les prêts d'actionnaires et la constitution de provisions destinées à la réhabilitation des sites miniers et à la reconstitution des gisements.
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Ces mesures concernent le titre minier G2-567 de Franceville et le permis d'Okondja-Lebaye, exploités depuis 2013 par Nouvelle Gabon Mining. Le groupe y détient des réserves estimées à 33 millions de tonnes de minerai brut sur une superficie de 835 km², avec une capacité annuelle de production comprise entre 2,4 et 3 millions de tonnes.
Ces incitations interviennent alors que Coalsale cherche à renforcer sa présence industrielle au Gabon. En juin 2025, le groupe avait présenté au gouvernement un projet d'usine de transformation de manganèse à Franceville, d'une capacité de 70 000 tonnes par an, afin de valoriser localement une partie de sa production. Ce projet s'inscrit dans la stratégie des autorités gabonaises, qui prévoient de mettre fin aux exportations de manganèse brut à l'horizon 2029 afin de développer une filière locale de transformation.
À noter que cette validation intervient six ans après la signature du contrat d'exploitation et de partage de production de ces concessions, conclu le 3 janvier 2020, actant la première convention enregistrée par Libreville depuis la promulgation du nouveau Code minier en juin 2019. Dans la perspective de soutenir cette politique d'industrialisation, le gouvernement a également accordé des facilités fiscales aux producteurs d'électricité Siemens Energy, Solar Energy et Karpowership (pour une centrale flottante de 150 MW), ainsi qu'au transporteur ferroviaire Setrag, afin de sécuriser la chaîne logistique et énergétique du secteur.
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