La Guinée Equatoriale nourrit des ambitions de vendre une partie de sa production de poisson dès l’an prochain, selon les prévisions de Teodoro Nguema Obiang Nguema Mangue, le Vice-président de la Guinée Equatoriale. Cet optimisme se fonde notamment sur l’accélération de l’industrialisation à travers le Projet d'appui au développement des chaînes de valeur du secteur de la pêche et de l'aquaculture (PASPA), financé par la Banque africaine de développement (BAD). « Le Premier ministre m’a rapporté que les travaux des trois complexes aquacoles d’Ela Nsok, d’Oveng et d’Ayantangan progressent conformément aux objectifs fixés et que les premiers résultats du programme PASPA seront visibles dès 2027, afin de renforcer notre sécurité alimentaire et de créer de nouvelles opportunités d’exportations », a-t-il indiqué sur X, au terme d’une visite du Premier ministre Osa Nsue Nsa.
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Pour ce faire, le PASPA ambitionne de porter la production halieutique annuelle à 27 791 tonnes d'ici 2027, soit près du triple de sa capacité actuelle estimée à 9 665 tonnes. Malgré cette volonté d'améliorer la sécurité alimentaire et les conditions de vie locales, le projet affiche un démarrage timide en dépit du premier décaissement intervenu en 2020. Pour la pêche artisanale, censée atteindre 22 400 tonnes, le niveau de réalisation ne franchit que 6,94 %, avec 9 000 tonnes produites, soit un gain marginal de 1 000 tonnes depuis le lancement du programme. Le retard est encore plus marquant pour l'aquaculture et la pêche industrielle, dont les volumes stagnent respectivement à 15 tonnes et 650 tonnes depuis le départ, bien loin des cibles ambitieuses de 4 091 tonnes et 1300 tonnes projetées.
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Au terme d’une mission à Malabo en mai dernier, l’équipe, de la BAD s’est plutôt voulu optimiste. « L’exécution du projet a connu des progrès notables depuis la dernière supervision en octobre 2025, en dépit du non renouvellement du fonds de roulement. Le plan d’actions global élaboré en 2025 a été exécuté à 80%, notamment dans le domaine de passation des marchés. En effet, le rythme d’exécution des activités s’est accéléré considérablement dans la période », indique l’institution président par la Mauritanien Sid Ould Tah.
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Le PASPA, financé par la BAD à hauteur de 44,8 millions d’unité de compte, soit environ 36,7 milliards FCFA, a été approuvé en juillet 2019 et a bénéficié du premier décaissement en avril 2020. Six ans après 52, 24% des fonds restent non décaissés mais le taux « pourrait s ́améliorer avec la certification et des décomptes en cours », rassure la BAD qui fixe la limite du dernier décaissement pour fin juin 2027. Ce projet intervient dans un contexte où la Guinée équatoriale continue de dépendre des importations pour satisfaire la demande nationale estimée à environ 100 000 tonnes. Selon l’Institut national de la statistique de Guinée Équatoriale (INEGE), le pays a dépensé 9,1 milliards FCFA pour ses importations en 2024, soit 10% des dépenses globales d’importations.
Ange Daïna Ngouégni (stg)












